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Moi, ma grossesse et les autres

(Ce post est un post très personnel qui raconte mon expérience et ma vision des choses, il n’engage que moi, et certaines se retrouveront peut-être ce qui permettra d’en discuter ensemble, d’autres ne se reconnaîtront pas du tout, et je comprendrais ainsi que vous n’alliez pas au bout de ce roman que je vais écrire!

Cependant je pense qu’il serait bon que même si votre expérience est diamétralement opposée à celle décrite ci-dessous, nous en parlions aussi!

Depuis le début j’ai cherché beaucoup de renseignements sur le web, en plus des livres qu’on avait pu m’offrir sur la grossesse. Je suis souvent tombée sur les forums, et quelques vlogs qui m’ont intéressé, car je pense que chaque expérience est importante à lire!

Bonne lecture et hâte de discuter avec vous!)

babybump

C’est drôle mais être enceinte est une des étapes les plus folles de la vie dont rêve une jeune fille.

C’est vrai, on est un peu conditionnée au rôle de future maman dès notre plus jeune âge, on nous colle des poupons entre les mains, on nous offre barbie + ken, au cas où Ken aurait un pénis un jour et qu’on puisse avoir des petits blonds dans notre maison de Barbie rose pétant!

On nous offre des mini-cuisines histoire de cuisiner de bons petits plats pour notre petite famille, et on nous explique rapidement à l’école les métiers de filles, les métiers de garçons et la future vie entre travail et enfants!

Les contes de fées nous narrent des fins avec beaucoup d’enfants. Nos princes charmants n’attendent donc plus que nous?

En grandissant, on a en tête l’histoire d’amour sans fin qui se concrétise par ce bel acte de procréation, on imagine déjà l’annonce qu’on fera à notre amoureux, la tête dans les étoiles, la bouche en coeur, les frissons dans le ventre.

On pense déjà à une annonce en famille, les larmes, la joie exprimée, la folle soirée avec les copains pour leur dire que désormais on sera moins fous, l’annonce aux clients (ou aux patrons) pour leur dire de ne pas s’inquiéter qu’on sera jusqu’au bout une wonder woman!

On imagine beaucoup de choses et, finalement, rien ne se passe jamais vraiment comme prévu, c’est la vie, c’est ainsi.

J’ai rarement entendu quelqu’un me dire tout s’est déroulé parfaitement, du début à la fin c’était le pied!

Pour certaines ce sera une très belle aventure, pour d’autres ce sera un peu plus compliqué.

Et souvent, les gens ne comprendront pas qu’on ne puisse pas vivre cette expérience en tout plénitude.

Dire la vérité sur son état semble être tabou, vouloir en parler semble être interdit, le monde de la grossesse reste un monde à part où on doit garder ses maux et ses pensées pour soit.

J’avais envie de partager avec vous cet article alors que je vais accoucher dans quelques jours, j’avais envie de revenir en arrière, de vous raconter mon expérience, de partager mes petits conseils, ceux que vous avez pu me donner, et biensûr des petites choses qui rendront certains symptômes plus simple à gérer…

Je le redis encore une fois, ce post est très personnel, il m’a demandé un temps de réflexion assez long, je me livre à coeur ouvert, pour que vous compreniez un peu mieux mon expérience et mes ressentis, et j’ai hâte de pouvoir échanger avec vous sur tout cela! Parce qu’on est en 2015 et que tout ceci ne devrait plus être encore un tabou dans notre société…

L’avant 2005

Il y a quelques années de cela, j’ai perdu un enfant, oui un enfant et non pas un embryon, un foetus ou autre terme pour te faire passer la pilule d’une fausse couche.

Il y a des choses qu’on n’oubliera jamais, la perte d’un enfant est sûrement une des choses les plus terribles.

J’étais enceinte de trois mois, j’aurai été une mère célibataire, car forcément il y a 10 ans de cela, ma tête s’était tournée vers un mauvais garçon venant de Marseille, et celui-ci en apprenant la nouvelle est parti… Cette histoire, je m’en rappelle comme si c’était hier, parce qu’elle n’a pas été la plus heureuse de ma vie et m’a marqué à vie.

J’étais jeune, naïve et je n’avais pas les bonnes fréquentations, j’étais bien loin d’être la fille que vous lisez aujourd’hui.

A 20 ans, j’ai donc décidé de garder cet enfant et de me battre seule ! Ma famille m’a suivi et a été présente comme jamais!

Mais à 3 mois de grossesse, lors de l’échographie, le son à fond, le médecin a tombé la face, il m’a regardé et m’a dit froidement “Le coeur de ce bébé ne bat plus”.

Le médecin a trouvé bon de ponctuer la suite par des “vous êtes jeune, c’est pas comme si vous aviez 40 ans…” “vous en aurez d’autres!”.

Je me rappelle encore du monde qui s’est effondré, du sol qui s’est dérobé, la fausse couche ne s’était pas déclaré physiquement, il faudrait donc intervenir chirurgicalement. Ce qui est arrivé une semaine plus tard… Une semaine horrible, où j’ai vécu avec ce deuil à faire, sans pouvoir le faire, au vu de la situation d’attente.

L’intervention a eu lieu a quelques jours de Noël et ce fut le pire réveil de ma vie, dans une salle de réveil froide et inhospitalière.

Je suis sortie sans aucun suivi, personne n’était passé me parler, je n’étais qu’un numéro qui avait occupé une chambre, dont le cas était réglé et qui pouvait repartir dans la dure réalité sans pouvoir exprimer l’horreur qui martelait mon cerveau.

J’ai eu 48H plus tard, un retour aux urgences, suite à des complications graves liés à l’incompétence de l’équipe qui était intervenue. Je vous passerai les détails mais ma vie n’était alors raccroché qu’à un fil tout comme la possibilité de pouvoir un jour avoir un enfant.

Au détour d’un couloir, alors sur un fauteuil roulant, j’ai entendu un des médecins dire à ma mère “Il vaut mieux pour elle qu’elle ne retombe pas enceinte avant un bon moment…”. Cette phrase est resté en suspens et je n’ai jamais vraiment compris pourquoi à ce moment-là, cette homme qui avait mal fait son travail et avait mis ma vie en danger, ainsi que mon rêve de devenir maman, avait prononcé ces mots.

Il a trouvé bon de m’indiquer le 24 décembre jour de ma sortie après de nombreux examens, “Pas de coupette de champagne ce soir!” en poussant mon fauteuil…

J’avais une haine viscérale à ce moment là du corps médical et de l’hôpital, une envie de ne plus jamais remettre les pieds dans un hôpital…

J’ai alors décidé de me relever forte et dure comme la pierre!

Je vous avouerais que je ne pensais pas pouvoir retomber enceinte facilement, au vu de l’histoire que j’avais vécu et du traumatisme de mon corps.

Les années ont passé, la douleur viscérale de voir un bébé, une femme enceinte, un enfant en pensant au mien a laissé place à l’envie de croire de nouveau en la possibilité d’être maman…

Mon premier trimestre (21 septembre 2014 – 21 décembre 2014)

premiertrimestre

Après 8 ans de relation avec Boyfriend et à un grand carrefour de notre vie, nous avons décidé de lâcher prise et de mettre en route notre petit bout.

Il est arrivé, tout de suite, à ma plus grande surprise et celle de Boyfriend. Bien que depuis quelques semaines, je sentais que c’était le moment, et qu’il y avait quelqu’un qui voulait venir avec nous. Nous l’avons su à 15 jours de grossesse, j’avais un pressentiment qui s’est avéré juste. Un matin, j’ai senti que je devais acheter un test (bien avant la date de mes règles supposées).

Au vu du passé compliqué, mon médecin généraliste et mon gynéco ont été très prudents, et m’ont fait beaucoup plus suivi que la normale.

J’ai du passer pas mal d’examens, d’échos, faire des prises de sang, je n’ai pas cru que cette grossesse tiendrait. Alors j’ai avancé doucement, j’ai pas crié au bonheur, le premier trimestre a été celui de l’angoisse, et des symptômes du début qui peuvent vous pourrir la vie.

Mon premier test sanguin avait un taux tellement faible d’hormones de grossesse que tous les deux ont trouvé bon de me dire “C’est peut-être une grossesse qui ne prendra pas…” Je ne leur en veux pas d’avoir été honnêtes au vu du passé, mais le ton était donné pour le premier trimestre.

J’ai été malade de jour comme de nuit, de nuit comme de jour, sans pouvoir manger de vrais repas ni même boire correctement, avec des chutes de tension, des malaises et des saignements (bénins mais qui peuvent faire super peur). Chaque jour, je me disais que toute façon même malade comme je l’étais, je m’en foutais parce que j’allais avoir mon petit bout entre les bras bientôt et que son premier regard me ferait tout oublier.

Le corps médical a été très rassurant et avec leurs sourires, petit à petit, j’ai appris de nouveau à faire confiance à ce milieu que je fuyais comme la peste.

Au départ de cette grossesse, je me disais que je ne regarderais pas les applis ni les forums et finalement, dès que tu as une inquiétude, parce que oui la vie de maman commence au test de grossesse positif, tu deviens inquiète pour ce petit être, j’ai été une addict de la recherche par mots clefs.

“Mal de ventre bas, douleurs dentaires grossesse, 16 semaines grossesse mouvements bébé … ” si vous saviez tous les mots clefs que j’ai utilisé ahaha!

Mes principaux symptômes :

– Nausées / Vomissements

J’ai testé beaucoup de choses :

Gingembre séché, homéopathie, boissons gazeuses, biscuits salés, gâteaux au réveil, boire à la paille (je sais pas d’où j’ai sorti cette idée), antimetil (un médicament naturel composé de gingembre fortement dosé), acupuncture.

Finalement l’acupuncture a été le plus efficace des remèdes, avec le repos (c’est bête à dire, mais quand j’étais couchée avec mon cerveau au repos, ça allait mieux).

– Problèmes de tensions (hypo / hyper)

J’ai testé le sucre dans le sac au cas où et surtout les jambes en l’air quand je le pouvais.

– anémie

J’ai essayé de manger mieux, plus sainement, d’avoir un régime adapté à ce problème de fixation de fer que j’avais déjà avant et qui a empiré avec la grossesse.

On m’a donné du tardyferon aussi.

– angoisses (parce que oui depuis l’âge de 12 ans je fais des crises de spasmophilie et de tétanie et que les hormones qui s’affolent n’aident pas à canaliser les angoisses, il y a parfois des moments où te te sens dépassée.)

L’acupuncture m’a aidé tout au long de ma grossesse pour cela, ainsi que le yoga. J’ai également pris du rescue sans alcool.

J’ai été une fois aux urgences pour des pertes de sang peu abondantes mais j’ai préféré faire un check-up. Finalement, c’est une des inquiétudes principale du premier trimestre, et ça arrive fréquemment, si il n’y a pas de douleurs et que ça se renouvelle pas, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir.

Mais si vous pouvez consulter rapidement en cas de doutes, c’est toujours mieux.

Etre bien suivie est quand même hyper important dans un moment comme celui-ci!

Ma peau :

Il faut hydrater au max la peau dès le départ de la grossesse, j’ai utilisé de l’huile de prunelle de chez Dr Hauschka et la crème O’mum la confidente.

Mes looks

Je n’ai pas été très épanouie lors des trois premiers mois, vous avez du remarquer que mes looks étaient fades, sans couleurs, je n’avais pas envie de prendre du temps pour moi. J’avais l’impression que chaque effort me donnait une folle envie de foncer à la salle d’eau (bah quoi c’est plus sexy qu’aux Water non?!).

Je suppose que j’aurais du prendre plus de temps pour moi justement, relâcher un peu la pression au boulot et savoir m’écouter, me reposer et me faire plaisir!

En fait ce conseil là, je pourrais vous le donner pour toute la grossesse, savoir prendre le temps, s’écouter.

Mes envies

Aucunes puisque mon principal symptôme me dégoûtait même de cuisiner!

Sur les réseaux, je vous avais proposé de me raconter votre premier trimestre, j’ai reçu des dizaines de témoignages, merci beaucoup! En voici quelqu’uns :

“Bonsoir Aude,

Tout d’abord, en tant que fidèle lectrice, je tiens à te féliciter pour cette jolie nouvelle qui va rendre l’année 2015 si spéciale ! Me sentant largement concernée, je viens apporter mon témoignage au sujet des trois premiers de grossesse. Pour commencer, je me présente un peu. Je suis Laura, j’ai 27 ans, mon blog Le Bazar de Laura existe depuis 1 an et demi (http://lebazardelaura.blogspot.fr/), je publie des articles selon mes coups de cœur et mes envies du moment. Actuellement, il commence à y avoir quelques articles à connotation “baby girl” ! Je vais commencer mon 6ème mois de grossesse, ma fille sera là au printemps prochain, j’ai hâte.

Pour mes trois premiers mois de grossesse, je me considère comme plutôt “chanceuse”. Je n’ai pas été, à proprement parler, malade. Je n’ai pas eu de véritables nausées (je ne supportais pas les gens trop parfumés !) mais une fatigue chronique, on a l’impression d’être narcoleptique ! Au travail, j’ai cru m’endormir sur mon bureau, je me sentais continuellement épuisée. Obligée de me coucher à 21h maximum tous les soirs, je somnolais constamment ! C’était super agaçant car j’avais l’impression d’être molle ! (et ce n’est pas dans mes habitudes !). A la fin du premier trimestre, ça s’est estompé et j’ai retrouvé ma pleine forme (la preuve, je t’écris à 23h30). Voilà pour mon expérience, j’espère que mon mail ne sera pas trop illisible ! N’hésites pas si tu as d’autres questions ! En tout cas, le deuxième trimestre est top.

Je te souhaite une bonne soirée (une bonne nuit …)

Bises – Laura Le Bazar de Laura”

“Coucou Aude,

Déjà félicitations encore une fois pour cette merveilleuse nouvelle! Profite de chaque instant bientôt les premiers papillons dans le ventre de merveilleuses sensations à venir !

Du coup je revis avec une certaine “nostalgie ” ma grossesse.

En ce qui concerne min premier trimestre je vais essayer de me souvenir de tt

Déjà le tt début c est “marrant ” avant même la date prévue des règles je ne sais pas pourquoi j étais persuadé d être enceinte… Ce qui c est vite confirme…

Moi déjà au niveau physique très très vite des tensions désagréable dans la poitrine…

Après le premier trimestre à été le trimestre de l angoisse celui ou par “tradition ” on ne peut rien dire… Pour éviter tout risque de fausse couche, alors qu en fait tu n à envie que d une chose le dire à la terre entière !!!

Pour moi ça a aussi été le trimestre de la fatigue j étais épuisé au travail tt le temps j aurais pu faire des heures de sieste…. Et aussi celui des nausées, alors chez moi pas de vomissements mais alors à la moindre odeur de nourriture des hauts le coeur… Et je me suis mise à détester des aliments que j adorais et vice versa…. J adorais le vinaigre balsamique je pouvais pu le voir en peinture, et j aurais pu me nourrir de cornichons…..

Les odeurs de parfums et de crèmes aussi pareil je ne supportais plus min parfum adore, ni ma crème de jour…

Autant de signes qui sont aussi difficiles à cacher, moi j ai été malade les trois premiers mois tt le temps, ma chef à commence à en avoir vite marre du.coup l annonce à été plus rapide que prévu…

Et un conseil pense à hydrater ta Peau chaque jour…

En allant la première fois à la pharmacie je voulais acheter de la crème anti vergetures mon pharmacien m a alors demandé si j’en avais déjà, la repobse était non, du coup il m a dit d acheter de l huile d amande douce au rayon bébé dès supermarchés et m en tartiner la Peau matin et soir, Résultat Peau douce nourrie et pas une vergeture à déclarer et pourtant j ai je suis passé de 64 cm de tour de taille à 145 !!!!

Profite à fond !!

Bisous”

“Hello Aude,

Tres bonne initiative… Je trouve que l on ne parle pas assez des tracas de début de grossesse ou de grossesse tout court … Comme si c était un secret de polichinelle et dont chacune devait garder le silence !

Je suis à mon deuxième bebe …

J ai un fils qui a 10 ans et ma fille a maintenant 4 mois.

J avais connu quelques désagréments de début de grossesse avec mon fils mais rien comparés à ceux que j ai eus pour ma fille.

Dès lors que j ai su que j étais enceinte l année dernière pendant les fêtes les galères ont commencé !

Pas de force je ne tenais pas debout … pas d appétit, couchée jour et nuit… Étourdissements… Vomissements…nausées …

En debut de grossesse j ai perdu pas moins de 8 kilos et je m inquiétais tellement pour ma santé que je suis allée deux fois aux urgences !

Deux échographies durant lesquelles j ai pu apercevoir mon petit haricot !

Je suis restée deux mois cloîtrée chez moi … Je n étais pas capable de mettre un pied devant l autre … Même une douche était et devenait une épreuve à causes des nausées et parce que cela me demandait un effort considérable …

Mais par dessus tout le mal de grossesse que je ne souhaite a personne… C est cracher !!!

Je crachais toutes les 5 minutes … C était inconfortable et super dégoûtant … Si je devais sortir il fallait que je m arme de sac en plastique ou bien d une batterie de mouchoirs en papier … Seul mâcher du chewing gum me soulageait mais encore fallait il que je trouve le goût adapte sinon gare aux nausées !

J ai commencé à sortir la tête de l eau à l aube du 4ème mois … Au moment ou j ai commencé à sentir les petits coups bien distincts de ma puce dans mon ventre …

Je peux dire que j ai vécu une mauvaise période pendant les trois premiers mois de ma grossesse et je me suis sentie seule et impuissante …

J en parlais mais j avais l impression d une part que l on me comprenait pas et d autre part que l on pensait que j exagérais…

J ai tout de même été rassurée de voir que ma petite crotte se portait bien et que c était juste moi qui était chamboulée par la place qu elle se faisait de jour en jour et que mon organisme prenait du temps a s y habituer !

Alors je compatis avec toi si tu vis peut être à peu près la même chose … Cela peut être douloureux et éprouvant mais c est tellement magique …

Tellement que je serai prête pour un 3ème

Au fait … Je suis danoaliviaz sur Instagram ! Bises et courage”

 

Mon second trimestre (21 décembre 2014- 21 mars 2015)

2èmetrimestre

C’était le coeur du poulet comparé au premier!

J’avais la pêche depuis la fin du 4ème mois… Ouais c’était long, mon premier trimestre, un quamestre en fait!

Du coup, je me retrouvais à faire 100 choses à la fois comme avant, parfois, j’oubliais même que j’étais enceinte! Bon d’accord… pas souvent mais c’est arrivé!

Mon ventre continuait de pousser, mais rien d’aussi fou qu’au dernier trimestre, donc je faisais tout tout comme avant ! J’ai pu partir à Paris tranquille, à Londres tranquille, et à Porto tranquille! TOP.

Mon gynéco a bien rigolé avec moi, j’étais au bout du bout au premier trimestre, et pour le deuxième, je n’arrêtais pas de lui demander si je pouvais partir là ou là.

Je n’ai pas grand chose à dire sur ce trimestre là car j’allais très bien. J’essayais juste d’oublier mes problèmes de tension, j’avais rattrapé ma non-prise du poids du début, ce qui a un peu inquiété mon gynéco. J’avais pris 4 kilos en 2 mois sans pour autant manger comme un ogre!

Et puis finalement la courbe a suivi son cours.

J’ai continué l’acupuncture qui me faisait un bien fou, et j’ai du voir un ostéopathe pour une douleur au bras qui était lié à la petite qui était trop du côté droit.

Par chance, il m’a prise en urgence et a réglé le problème en une seule fois.

Mes envies :

J’ai commencé à avoir des envies, litchis, glaces, bonbons, chewing-gums (oui je sais c’est chelou) ont été mes principales envies.

En fait, dès que je mangeais un peu de mes envies, j’étais satisfaite et je n’en avais plus envie.

Mes looks :

Je me sentais plus à l’aise avec mon corps donc je me suis un peu plus amusée, fait plaisir et ça s’est senti je pense!

Mon troisième trimestre : (21 mars 2015 – 21 juin 2015)

troisièmetrimestre

J’ai attaqué le 7ème mois plutôt sereinement, je ne m’étais pas vraiment rendu compte qu’on en était là. Le 8ème mois a commencé à être plus compliqué avec un ventre assez imposant.

Mon bébé qui était sur une petite courbe de poids, a évolué rapidement vers une courbe haute. On l’a estimé à 4,2 pour la sortie du 21 juin.

Le 18 mai, suite à un examen du col et des saignements anormaux, je contracte, et je me retrouve aux urgences de la maternité, où on m’annonce qu’on va me garder sous surveillance dans le service des grossesses à risque et qu’il se peut qu’on sorte la petite plus tôt si il remarque que l’anémie perturbe sa croissance ou son activité inutéro.

Je suis alors en anémie sévère, malgré un traitement tout au long de ma grossesse et on ne peut pas me faire de perfusion de fer car elle est trop allergisante et j’ai trop d’allergies médicamenteuses!

Je sors au bout de 48H avec un rendez-vous 10 jours plus tard avec un spécialiste des grossesses à risques de la maternité. 10 jours plus tard, il n’est plus inquiet pour moi, et préfère juste que j’aille au bout pour continuer mon traitement en fer et éviter une transfusion et une hémorragie.

La chaleur est arrivée dans le sud et j’ai commencé à n’en plus pouvoir de la grossesse, j’ai commencé à vouloir voir ma fille asap (comme on dit en abrégé!).

J’ai donc pris rendez-vous jeudi 11 juin pour accélérer un peu le travail du col, ce qu’on appelle “maturer le col” avec mon acupuncteur.

A 16h30 la séance terminée, j’ai senti que pas mal de choses bougeaient en moi alors que c’était le calme plat (sauf les contractions de braxton hicks de temps à autre).

Jusqu’à minuit, j’ai eu un pré-travail. Deux jours plus tard, idem, et le surlendemain, idem.

Le 18 juin, je ferai une séance de shiatsu pour que mademoiselle se mette en route.

Pourquoi me direz-vous? Tout simplement parce que le 21 si elle ne sort pas, ils ont prévu de me déclencher chimiquement et que je préfère faire les choses naturellement.

Alors si je peux donner un petit coup de pouce à quelques jours de la DPA (date prévue d’accouchement) je préfère le faire.

Mes envies :

La folie du melon, j’en achète presque tous les jours.

Mes looks :

Enfin je me sens moi! Je me sens la nouvelle moi, j’accepte mon corps, même avec 12 kilos en plus, ok 14 kilos si on prend en compte que j’en ai perdu deux au début!!

14 kilos de bonheur, vraiment, je me sens en effet diffèrente physiquement, j’ai changé, certaines photos révèlent ma prise de poids et alors?

La guerre aux kilos n’a pas le droit de s’immiscer dans ce moment si particulier qu’est la grossesse ! Je pense qu’il faut savoir se faire plaisir en étant raisonnable.

Il faut s’accorder des petits plaisirs comme on le ferait en temps normal sans culpabiliser sur quelques grammes en plus.

Pour la suite, vous aurez le droit de foncer à la salle de sport, à votre club ou courir sur les trottoirs de votre ville! Moi j’ai prévu de reprendre la boxe si je suis remise rapidement.

Mes petits conseils pour favoriser la maturation du col et aider à un accouchement plus serein :

Si vous le pouvez faites du yoga, suivez vos cours de préparation à l’accouchement et autorisez vous des moments rien qu’à vous!

Si vous avez un bon acupuncteur n’hésitez pas à le voir fréquemment, et il y a aussi de l’homéopathie conseillée dès le milieu du 8ème mois et pendant le travail.

Dès le 8ème mois :

Actea Racemosa 12CH (3 granules le lundi, mercredi, vendredi à jeun) (pour diminuer le stress de l’accouchement)

Caulophyllum 12CH (3 granules le mardi, jeudi, samedi à jeun) (pour faciliter le travail)

Arnica 12CH (1 dose le dimanche à jeun) (pour faciliter l’accouchement et la délivrance)

Pendant le travail (avant la pose de la péri) (dès le début des premières contractions, 2 granules de chaque tube, toutes les demi-heures, dans l’ordre donné) :

Arnica 4CH

China 4CH

Cuprum 4CH si l’utérus ne se décontracte pas

Caulophyllum 4CH

Actea Racemosa 4CH

Les seins :

Si vous souhaitez allaiter, préparez vos seins dès le 9ème mois avec des crèmes vegan, et buvez des tisanes d’allaitement. N’hésitez pas à les masser aussi.

Le périnée :

Le périnée peut se travailler quelques semaines avant l’accouchement pour l’assouplir si il est trop tonique avec de l’huile d’amande douce vierge que vous trouvez en pharmacie. Il faut bien masser 10 minutes chaque soir, et si vous pouvez regarder la télé jambes écartées, c’est un petit plus pour travailler ce périnée!

 

babyshower

Les autres :

Que dire… C’est sûrement dans des moments comme ceux-là qu’on comprend qui est qui.

Je m’attendais à vivre dans une bulle surprotégée par tous! Je m’attendais à recevoir plus d’appels, de messages, mais rien n’a vraiment changé.

Chacun vie sa vie sans vraiment se soucier de son prochain. J’ai vécu le passage en caisse difficilement, tout le monde tourne la tête, “ah non, j’ai pas vu qu’elle était enceinte et que je suis à une caisse prioritaire…” moi qui n’aime pas réclamer, je ne l’ai pas fait souvent du coup!

J’ai vécu les transports en commun difficilement, personne ne se lève non plus, “ça va, elle est enceinte, c’est pas une maladie, elle va pas mourir dans le métro debout”

ça c’était en France, parce qu’à Londres j’ai eu à chaque fois 5 personnes qui sont venues me proposer leur siège, comme je refusais à chaque fois, une autre personne venait me proposer le sien ahana…

et à Porto on m’a carrément porté mon panier de courses au duty free…

Bon le problème c’est la mentalité française alors??

Certaines personnes ont du prendre des nouvelles une fois sur les 9 mois quand d’autres se sont inquiétées presque H24.

Des personnes qui n’étaient pas si proches que çà ont pris le temps de discuter, d’être là si besoin dans les moments difficiles, quand d’autres ont cru bon de relever chaque prise de nouvelles par “De toutes façons ça va toi?” ou “Mais la petite, elle!! Elle va bien?”

Je ne vous cache pas que parfois j’ai vécu cela difficilement, j’ai eu un passage à vide ou j’ai bien cru qu’on me prenait pour une poule pondeuse!

Les dernières semaines étant les pires, on ne s’inquiète pas de savoir comment tu te sens face à l’épreuve de l’accouchement qui t’attend, on te demande juste quand le bébé arrive et de bien prévenir quand les visites seront OK !

On ne se demande pas dans quel état tu vas sortir et surtout si tu as envie d’avoir 15 personnes à la fois dans ta chambre de 14H à 20H.

Du coup, j’ai missionné Boyfriend pour faire le vigile. On précisera bien de nous demander d’abord avant de passer. Par chance, la maternité où je vais accoucher est assez stricte sur les visites, si on a trop de visites, les sages-femmes peuvent intervenir pour demander que la maman se repose un peu avec bébé !

Il est important je pense de garder à l’esprit que nous allons vivre un moment fort en émotions et extrêmement fatiguant autant pour nous mamans, que pour les papas , que pour nos bébés. Les gens pourront attendre quelques jours pour nous voir tous ensemble, mais les premiers jours doivent être les nôtres! Apprendre à faire connaissance, se découvrir, s’apprivoiser, prendre son rythme.

L’arrivée de bébé pour son chien :

Hava notre sharpei a aujourd’hui 2 ans et demi, bientôt 3 ans dans les dents! C’est une chienne sensible, qui vit souvent mal les changements.

Nous avons appris à la connaître, à lui parler, à anticiper ses réactions.

Avec son éducatrice (car oui nous finissons son éducation commencée tardivement) nous avons beaucoup parlé de l’arrivée de bébé pour que les choses se passent bien.

Hava a su très vite pour la grossesse, le premier week-end je crois. Elle m’a fuit pendant plusieurs heures, et venait me regarder cachée derrière des meubles.

Elle ne semblait plus vraiment me reconnaître… Petit à petit elle est revenue vers moi, et a commencé à réagir au mot bébé, aux cris des bébés, à la télé où un bébé criait.

Petit à petit, les affaires de bébé sont arrivées. Elle a pris le temps de s’installer dans la chambre avec moi, de me regarder les ranger, de ne pas rentrer sans la permission dans cette pièce. Elle a tout fait seule ! Elle a tout compris rapidement.

Elle a commencé à être plus protectrice avec moi, à mettre sa tête sur mon ventre. Nous savons qu’Alex ne dormira pas à la maternité pour être avec elle, pour ne pas trop changer son quotidien, et chaque jour il ramènera un body à la maison de bébé. Il ne le mettra pas dans son panier, car ce ne sera pas sa propriété, mais il sera dans la maison pour que l’odeur s’installe et puis nous les présenterons et Hava pourra le lécher, le toucher, le caresser.

Elle a rencontré déjà deux nouveaux-nés ce mois-ci et tout s’est très bien passé, elle n’a pas arrêté de les lécher!

Je sais que tout ira bien, ce sera une grande soeur ! J’espère juste que la petite n’aura pas le même caractère que la grande! Ahah

Hava

La veille d’une nouvelle vie :

Je crois que ce sont les jours les plus longs de ma vie, les jours les plus angoissants et les plus excitants en même temps! C’est drôle parce qu’on se prépare tellement à ce jour pendant 9 mois, sans vraiment s’y préparer, car finalement c’est l’inconnu.

J’ai un peu l’impression d’avancer sur un ponton et au bout on va me demander de sauter dans le vide. si je devais décrire ce que je ressens actuellement ce serait çà.

Biensûr qu’accueillir son enfant, est la plus belle chose au monde, mais elle signifie aussi dire enrevoir à la personne qu’on était avant, égoïste, indépendante, irréfléchie, immature, inconsciente et tout ce qui pourrait définir nos vies avant d’avoir un enfant, car finalement on vivait pour soit alors, si un soir on rentrait complètement bourrée (ah oui, ça arrive à la plupart des personnes hein, faut l’avouer au moins une fois dans sa vie!) bah c’était pas grave, on en rigolerait le lendemain.

Si on décidait de partir sur un coup de tête au Japon c’était jouable sans trop de réflexion, fallait juste taper son banquier pour qu’il dise oui mais ç’était jouable.

Si on décidait de faire trembler les murs sur du Cloclo à 2H du matin juste parce que tout le monde avait un trip cloclo à 2H du matin, bah c’était jouable, faudrait juste négocier ses sorties le lendemain pour ne pas croiser les voisins.

Tellement de choses vont changer, ça semble fou!

Chaque jour qui passe et me rapproche de la DPA me file la frousse, je suis excitée et à la fois j’ai peur! Il faut savoir poser des mots je pense. J’ai peur de l’avant, pendant, après.

J’en ai beaucoup discuté avec des amies, qui ont déjà accouché, et elles ont vécu la même chose, donc je me rassure ainsi.

Je me dis que toute maman en devenir doit avoir la frousse et en même temps avoir envie d’accélérer le temps! Je crois que c’est pour cela que je n’ai pas pris de congé maternité (en plus du fait d’être free-lance et de ne pas pouvoir lâcher mes clients).

Bosser jusqu’au bout m’a aidé à surmonter le temps, les symptômes, les angoisses. Aujourd’hui, je lève le pied doucement, je sais qu’après je vais m’accorder quelques jours à nous, loin de tout! Juste pour apprécier chaque seconde de notre nouvelle vie.

 

J’ai presque fini mon roman du jour!

Je voulais vous remercier pour votre présence sur les réseaux sociaux, pour vos mots doux, vos mails, vous avez été au top!

J’ai vu beaucoup de mes lectrices m’écrirent pour leur grossesse, j’espère qu’ici on pourra en parler librement! Ce ne fut pas simple pour moi de poser des mots pour cela, je sais qu’il manque beaucoup de choses dans cet article, j’ai l’impression d’avoir trop écrit et pourtant comment peut-on tout résumer en 5000 et quelques mots?

Vivre sa grossesse comme on l’entend sans trop écouter les autres est important, nous avons en nous ce qu’on appelle l’instinct qui nous rappelle souvent ce qui est bon ou pas pour nous.

nous sommes toutes différentes et nous ne vivons pas les choses de la même manière!

9 mois c’est à la fois court et long dans une vie! Moi je suis heureuse d’arriver à la fin de cette folle aventure ! J’ai hâte de voir ma fille et quoi qu’on puisse me dire je ne serais pas nostalgique de la grossesse, j’aime vivre désormais dans le présent!

 

J’ai hâte de vous lire, de connaître vos conseils pour vivre mieux 9 mois super heureux ou super compliqués! Mais dans tous les cas, c’est que du bonheur?

 

 

 

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