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Maman

audebkblog

Je ne savais pas vraiment si je publierais cet article quand je l’ai écrit…

J’avais envie d’en parler et à la fois d’oublier (vraiment). Je comprends totalement celles qui se taisent pour x raisons, celles qui ont besoin d’exprimer les choses. Moi je fais partie de celles qui aiment exprimer, j’ai besoin de tourner chaque page au fur et à mesure, et de ne pas les laisser se coller entre elles!

Ce n’est pas pour autant que je vais tout révéler de mon accouchement, de mes ressentis, de ma vision des choses, car encore une fois, c’est une expérience très personnelle très intime, parfois magique, parfois brutale, parfois compliquée, parfois si simple. Souvent profondément marquante, émouvante, éprouvante, déchirante.

J’en ai parlé avec moi-même c’est déjà pas mal non?

On ne peut jamais prévoir ce qui se passera que ce soit pour un premier, un deuxième, un cinquième!

Ma grossesse a été difficile et à la fois, j’ai aimé vivre cette folle expérience de 9 mois. J’en garde des souvenirs juste fous, et je sais ce que je ferai et ce que je ne ferai pas pour ma prochaine grossesse (oui j’y pense déjà, c’est normal j’ai toujours voulu une grande famille…).

Bon pas de suite hein, j’ai encore du chemin avant de me relever complètement de tout çà!

Au jour d’aujourd’hui, je commence, 4 semaines après, à réaliser doucement tout ce qui s’est passé, le bonheur qui est là désormais et la vie qui nous attend avec Daphné June! Je pleure encore quand je raconte l’accouchement pour x raisons, je pleure encore en la regardant, en regardant Boyfriend et Hava s’occuper d’elle, en la voyant dans les bras de la famille, des amis… Je pleure souvent oui ! Mais intérieurement.

Je garde beaucoup parce que le coeur d’une femme a beaucoup de secrets, et je compte bien en avoir beaucoup à la fin de ma vie, pour les partager avec moi-même et avoir des tas d’émotions à disposition!

Je dévoile beaucoup parfois, vous le savez, j’aime être naturelle ici ou ailleurs. J’avais envie de vous remercier pour votre soutien silencieux ou exprimé, que vous m’avez témoigné depuis le début de ma grossesse.

C’était incroyable d’avoir tout ce petit monde à mes côtés! MERCI encore tellement!

Le pendant et L’après

Le pendant

Sur les réseaux, vous étiez restés sur l’idée que j’allais avoir une césarienne, ce qui était le cas à 8H du matin J+3 du terme, soit le mercredi 24 juin.

Je m’étais préparé psychologiquement, j’avais peur et à la fois, j’ai essayé de mentaliser les heures qui suivraient avec ma fille, en me disant que ce ne serait pas l’accouchement dont je rêvais, mais que j’allais avoir ma fille dans la matinée avec moi.

J’ai essayé de ne pas googlé “césarienne”, “complications césarienne”, “soins césarienne”, “cicatrice césarienne”…

Et malheureusement, avec une belle insomnie d’angoisse, je l’ai fait mais je n’ai pas eu peur, je me suis dit que je serai entre deux bonnes mains! Je me suis dit que de toutes façons, vu qu’elle ne voulait pas sortir, et que je n’allais pas tenter de l’enfumer ou de l’affamer, je devais en passer par là.

J’ai appelé des copines et des membres de ma famille qui avaient vécu une césarienne. Histoire de me rassurer, d’avoir des détails, de comprendre cet acte chirurgical qui semblait quand même lourd, et qui m’effrayait au plus les heures passaient…

Le dépassement de terme est vraiment chiant, il faut le dire, à gérer aussi bien pour soit, pour le boyfriend et pour la famille. L’attente devient insoutenable et les allers-retours avec la maternité pèsent moralement! C’est quotidiennement que tu te rends à la maternité pour les monitos et échos en attendant que l’accouchement se déclenche.

En France, on tolère un J+5. Mon bébé étant estimé à + de 4 kilos, le dépassement devenait compliqué dans mon dossier! Ils ne m’avaient pas déclenché avant car mon anémie sévère était un gros soucis et qu’il fallait remonté le taux avant l’accouchement.

Ce qui fut le cas, je suis passée de 8 à 12 en 4 semaines, ce qui les a scotché et a permis au spécialiste d’informer son équipe que la poche de transfusion prévue ne devait pas être sortie du stock (oui bon c’est pas les termes exacts mais c’est l’idée).

Je pense que leur traitement de 2 comprimés de fer + 1 d’acide folique par jour a bien aidé, mais je ne leur ai pas dit que chaque jour j’ai mangé tous les aliments possibles sur cette terre contenant du fer (amandes, abricots secs, tofu, poisson, épinards, viande etc etc).

Donc… Une fois à la maternité à J+3, retournement de situation, mon gynéco m’a proposé d’attendre le soir et de faire un déclenchement chimique, pour me laisser toutes les chances “de ne pas démarrer ma vie en obstétrique par une césarienne…” selon ses propres termes.

Ayant en face de moi un ponte reconnu par ses pairs et ses patients, je me suis dit que je pouvais lui faire confiance.

Je le remercie aujourd’hui (bien qu’après l’accouchement, je me soit demandé ce qui aurait le mieux finalement) de m’avoir laissé la chance d’avoir ma fille naturellement, si je peux utiliser ce terme! Je n’oublierais jamais cet homme ni celui qui m’a accouché car ils ont réalisé un rêve.

C’est fou mais devenir maman pour moi était un rêve de gamine, un rêve d’ado, un rêve de femme.
C’était pour moi la chose la plus folle qu’on puisse vivre sur cette terre, le dernier miracle auquel tout le monde croit et que tout le monde voit!

On est donc revenu à 20H pour la pose du déclenchement chimique, sauf que le gynéco de garde (le pire sur lequel je pouvais tomber dans cette maternité) a décidé de le poser à 23H30 (sûrement à la fin du film ?). Non ça va, je blague, hein, mais sur le coup on n’a pas rigolé du tout, surtout que la sage-femme n’avait pas d’explications, et elle était plutôt mal à l’aise de ce comportement récurrent semble-t-il de la part du Docteur L****! et qu’il n’y avait rien à la télé merde! Pas de bon film, on a pas compris du coup ce qu’il foutait! (Oh çà van je suis lourde j’ai compris!)

(HOP ! Pause sur ce passage)

Avoir été suivi toute ma grossesse par le meilleur spécialiste de la clinique, découvrir qu’il n’était pas de garde pour s’occuper de moi, avoir peur de l’équipe sur laquelle j’allais tomber et me coltiner le pire gynéco de la maternité, voilà bien quelque chose de pénible à vivre!

Le pire gynéco… j’utilise ces termes pour définir un homme, certes reconnu pour ses capacités à exercer correctement son métier, mais complètement inhumain et brut!

J’avais tellement peur de tomber sur une personne comme cela pour mon accouchement, je savais que les ondes qu’il dégagerait me polluerait alors j’ai prié, je ne sais quel dieu, saint, esprit, âme, pour que je n’accouche pas lors de sa garde.

Les choses ont été bien plus longue qu’une garde, elles ont duré 3 relèves de gardes soit 24H!

Je vous passerai tous les détails, ils sont personnels et chaque accouchement est différent donc il est inutile qu’on parle de ce que j’ai vécu puisque c’était mon accouchement, mes problèmes sur l’instant et mes suites post-partum.

Vous allez me dire mais alors à quoi sert cet article…

Peut-être à faire le point sur un milieu qui a oublié parfois la base, l’humain! Qui a oublié que l’accouchement reste avec la mort, un événement naturel sur lequel la médecine n’a pas de droit, ne peut rien prévoir. Elle est là pour un suivi, pour une aide, pour une urgence mais en rien elle n’est capable d’anticiper les choses, de pouvoir prévoir ce qui va se passer pendant et après!

J’étais tellement triste de voir défiler les équipes, parfois géniales, parfois imbuvables! J’ai eu mes chouchous, celles qui sont venues en courant quand ça n’allait pas, celles qui m’ont miné plus que je ne pouvais l’être en me racontant des horreurs.

C’est dingue de voir des gens faire un métier qui demande d’être si proches des gens, et qui transpirent la connerie! Qui ne sont pas altruistes pas un sous!

(HOP ! Reprise des événements)

Le déclenchement chimique était nécessaire dans mon cas, ma fille ne voulait pas du tout sortir et à J+3 malgré tout cela, elle ne s’est pas engagé d’où un accouchement difficile avec des suites difficiles!

Ce qui marque dans un accouchement (enfin je trouve) ce sont les visages. Ce qu’ils expriment.

Dans mon cas, j’avais 2 sage-femmes, un gynéco, l’auxiliaire de puériculture, l’anesthésiste et Boyfriend.

Je ne me rappelle pas du début, des complications, je me rappelle juste de l’instant suspendu, des dernières minutes qui ont failli basculer dans une situation encore plus compliquée qu’elle ne l’était déjà et de tous les visages qui se sont fermés en même temps.

Je sais juste qu’un homme à ce moment là, à réussi à gérer une situation périlleuse, à remotiver tout le monde et à faire un travail merveilleux en quelques secondes!

Les suites on en parle…pas vraiment, encore une fois je ne veux pas partager les détails, car on a beau faire le tour de toutes les grossesses vécues autour de nous, aucune ne se ressemble et heureusement!

Je crois que les 24H qui ont suivi mon accouchement ont été les plus horribles de ma vie. Bah oui faut dire les choses!

Ce n’est pas un super bonheur que de ne pas pouvoir s’occuper de son bébé car clouée au lit avec x appareils branchés… BREF! J’ai pas eu de chance et à la fois j’en ai eu. Je suis maman quand j’ai cru ne jamais pouvoir l’être.

Avoir un accouchement difficile avec des suites difficiles on n’en rêve pas! Mais on trouve la force de se relever rapidement pour son enfant, pour son amoureux. Pas beaucoup de monde ne veut entendre ce genre de récit. Et pourtant depuis que je le partage avec des amies, des connaissances, des parents, je me retrouve dans le récit de certaines, et je sais qu’on vit toutes parfois des accouchements compliqués mais qu’on a toujours la force de se relever plus vite que prévu.

Le bébé peut subir aussi les choses difficilement. Daphné June a été hospitalisée en néonat le dimanche après une conséquence de l’accouchement difficile, nous avons eu la plus grande peur de notre vie à quelques heures du plus grand bonheur, et je remercie encore l’équipe qui a volé à son secours, et sa marraine ! Toutes ces personnes merveilleuses m’ont marqué pour toujours!

Les gens n’attendent que le texto avec le poids et la taille, nous avons envoyé un texto pour dire qu’elle allait bien et moi aussi. Ce qui nous a semblé le plus important après les épreuves que nous avons traversé.

Nous avons vécu, coup sur coup, de grands moments d’angoisses, et aujourd’hui j’en parle encore avec beaucoup d’émotions. Mais chaque jour, je remercie je ne sais qui, quoi, d’avoir ma fille dans mes bras.

Nous vivons toutes les choses différemment, nous ne supportons pas toutes les mêmes épreuves, mais pourtant en tant que maman, nous avons toutes la même force en nous pour tout subir, tout affronter, et se relever même complètement cassées physiquement et avancer aussi vite que possible pour ne plus perdre une seconde dans la vie de notre enfant!

A toutes les futures mamans qui me liront, je voulais simplement vous dire que oui vous allez vivre les minutes les plus dingues de votre vie! Ce sera juste irréel et profitez de chaque seconde, et ne vous inquiétez pas de tout ce qu’il se passera à côté car oui on zappe tout çà tellement vite! Même avec des douleurs, des complications et tout le tralala on trouve la force de se relever, de vivre comme si de rien n’était, et puis on a vite en tête l’idée de faire le petit frère ou la petite soeur…

Enfin quelques années après hein…

Non sérieusement, je ne croyais pas qu’on pouvait zapper de telles choses, et pourtant c’est possible par amour!

Un amour qui grandit, chaque jour, pour ce petit être que vous ne connaissiez pas vraiment mais qui désormais vous donne le smile.

On découvre notre bébé chaque seconde et on ne réalise pas encore qu’il est enfin là, que notre vie ne sera plus jamais vraiment la même!

Vous futures mamans, vous allez vivre un moment unique, on ne nous prépare pas à tout, on ne nous dit pas tout, et c’est sûrement mieux ainsi.

Je ne sais pas combien de semaines, je vais vivre avec mon corps déformé et mes traces, mes séquelles, les conséquences de tout çà et peu m’importe.

Ce qui m’importe aujourd’hui, ce n’est pas de retrouver l’ancienne moi c’est de découvrir la nouvelle moi! Et de vivre pour ma fille.

A toutes les mamans, je vous applaudis pour tout ce que vous avez vécu et tout ce que vous vivez! Vous faites un job extraordinaire!

J’ai voulu poster ce look, sans rien vous cacher ! Ce qui se voit et ce qui ne se voit j’ai essayé de vous l’exprimer avec mes mots, bien que vous devrez lire entre les lignes.

Encore une fois, les diktats font pression sur nos vies. J’ai récemment dit qu’à 3 semaines de l’accouchement je n’avais pas encore récupéré, et j’avais 10 kilos en plus.

Mais je me trouve tellement stupide d’avoir écrit cela car j’ai compris qu’il y avait autour de nous (nouvelles mamans) une pression de malade!

Il faudrait retrouver sa ligne immédiatement à la sortie de la maternité? On devrait ne pas avoir de vergetures, de cicatrices, de seins qui tombent ou de ventre qui tombe? On devrait courir un 100 m haies en talons de 15 cms?

Tout ce que peuvent dire les gens, ou les magazines tambourinent dans la tête et font mal!

A 4 semaines après l’accouchement je le dis : J’ai 10 kilos de plus, des organes qui ne sont toujours pas replacés, une cicatrice qui ne disparaitra jamais et laissera des séquelles, une rééducation assez longue à faire, et des médicaments pour un mois encore! et je me fous bien de ce que diront les autres et de celles qui viendront me dire “Ah c’est drôle moi accouchement de rêve et aucun soucis après”.

J’ai avancé, et je vis chaque jour pour ma fille.

J’ai hâte la prochaine grossesse et le prochain accouchement!

Une seule idée aujourd’hui trotte dans ma tête …

Je tatoue ma peau naturellement des plus belles cicatrices qui soient et j’emmerde la mort, je donne la vie!

#love

4semaines bluemood

newlook

 

 

 

 

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