In Famille, Lifestyle

31 jours en MAP

Je suis en MAP

C’est une douleur à vous couper le souffle, une barre qui prend vos côtes pour les resserrer. Vous cherchez votre souffle, et vous ne le trouvez pas…

Sur le coup, vous vous dites que bébé est trop haut, donc il appuie sur les côtes fortement.

Puis, vous vous demandez si vous n’étiez pas mal assise… sur ce foutu tabouret !

Quelle idée aussi de se tenir mal en permanence ! Hein !

La douleur passe au bout de quelques minutes.

Vous repartez dans vos activités, parce que c’est comme çà, sur le coup, rien ne vous inquiète, vous vous dites que c’était une douleur passagère ?

Jour 1

Le début du travail

C’est le 14 mai. Je suis en famille, et nous allons jardiner.

On a couru partout, encore, ce weekend, pour essayer d’avancer les travaux, d’avancer pour être enfin installés avant l’été, et profiter d’un été en famille, et entre amis, chez nous enfin !

Avant l’arrivée de bébé, pour qui, rien n’est prêt d’ailleurs, mais on a le temps d’y penser.

Dans l’après-midi, je commence à m’asseoir plusieurs fois à la ferme, là où nous sommes pour nos achats pour le jardin, puis je sens des contractions de travail.

Je commence sérieusement  à me poser des questions, je m’accroche au bras d’Alex et lui demande de m’installer couchée dans la voiture.

Daphné commence à se demander ce qu’il se passe…

Moi aussi, Alex aussi, ma mère aussi, et mon beau-père aussi…

Arrivée à la maison, je m’assois et décide de rester tranquille, ma mère s’occupe de Daphné.

La journée s’achève, je vais beaucoup mieux, mais je sens que quelque chose ne se passe pas normalement…

Le 15 mai au soir, les contractions de travail reviennent. Je m’allonge, elles passent… Je m’endors, mais, pas sur mes deux oreilles.

Je serais incapable de me rappeler ce que j’ai fait des jours suivants…c’est con !

Je devais tant y prêter attention pour ne pas m’en souvenir à ce point, trop pressée de courir mes activités du quotidien, et de vivre, sans vivre finalement.

J+1 de mon décompte

Le diagnostic

Le 18 mai, j’ai rendez-vous avec mon gynécologue, j’ai pas eu le temps de faire mes analyses complètes, je lui dis que j’irai ce week-end, mais que j’ai eu deux épisodes de contractions de travail, je suis un peu inquiète.

Il m’ausculte. Le temps se suspend.

Savez-vous que les médecins sont magiciens ? Ils ont le don de suspendre le temps, mais pas que…

Ils ont aussi le talent d’ouvrir le sol sous nos pieds, et de nous laisser, pendus à un fil quelques secondes. Comme ils sont médecins, on se dit toujours qu’ils sauront nous réanimer ensuite.

Le temps est suffisamment long pour comprendre que quelque chose ne va pas, avoir des sueurs froides, et manquer d’air.

Je le regarde, il ne me regarde pas.

Il a les yeux sur l’écran et il parle enfin…

« Ah oui… BON ! En effet…c’est pas super les épisodes que vous avez eu… »

Et ensuite, je ne me rappelle que de mots : « MAP, menace d’accouchement prématuré, col ouvert, raccourci, modifié, malgré le peu de contractions, il faut vous mettre au repos complet, on arrête toutes activités, traitements, protocoles, infection, urgences, prochaines contractions… »

On retourne au bureau.

Un flot de mots, dont j’essaye de comprendre le sens, je le regarde, il ne me regarde pas encore, absorber par les documents à remplir, les mots à dire, les ordonnances, les demandes d’examens, parfois il glisse un regarde sur moi, il sent que je monte en pression, que mes larmes ne sont pas loin…

…Je commence à perdre la face assise à son bureau, je commence à mesurer que c’est trop tôt, beaucoup trop tôt. Je ne sais pas tout ce que cela signifie, j’ai peur…

Je suis à 24sa, soit 22 semaines de grossesse.

Mon bébé est à peine viable, il serait en extrême prématurité !

Je pleure, devant lui…

J’ai l’impression que je vais étouffer, j’ai peur, je sens le sol qui s’ouvre de nouveau, mais ce n’est pas lui qui me tient par la corde, c’est le diagnostic.

« Vous êtes en MAP » ça raisonne dans ma tête.

Je cherche un mouchoir, j’en ai pas ! Comme toujours ! Il attrape une boîte sponsorisée pour des probiotiques vaginaux, sur son bureau (super… je me mouche avec une pub de laboratoire pharma)

Je me demande bien, pourquoi un gynécologue, à une boîte de mouchoirs face aux sièges des patientes dans son foutu bureau.

Combien de nouvelles qui nécessitent des mouchoirs, il annonce par jour ! Quel métier !

Il n’a pas les mots pour me rassurer, il ne dit plus rien, je le sens gêné, je sens qu’il n’a pas les mots et ne les trouvera pas…

Il ne me pousse pas hors du bureau, c’est moi qui décide de sortir, sans rien demander.

Je n’ai même pas la capacité de savoir si je dois demander quelque chose.

Je n’ai posé aucunes questions, alors que j’en aurai 50 000 par la suite !

Je veux juste sortir et appeler Alex, qu’il vienne me chercher.

Je le savais…

La veille, je lui avais dit : « Alex j’ai un mauvais pressentiment avec cette grossesse, je sens les hormones de fin de grossesse…demain, tu veux pas venir avec moi au rendez-vous ? »

Je me rappelle l’avoir harcelé toute la soirée, pour qu’il n’aille pas au travail et m’accompagne.

ll a refusé, on s’est disputé.

A 1H du matin, je n’arrivais toujours pas à dormir, je lui ai envoyé un texto en lui racontant une journée à deux, en amoureux, qu’on pourrait vivre, ça fait tellement longtemps qu’on en a pas eu une !

On aurait commencé par l’échographie de notre deuxième bébé, ce serait une jolie journée qui pourrait démarrer ! Ensuite on aurait pu se faire un petit resto, balader, faire un peu de shopping déco et partir récupérer notre Néné l’embrouille.

Il a reçu le message en arrivant au bureau, la tête dans son café.

A 11H30 je l’appelle en pleurs, je lui bafouille la situation, et lui demande de venir me chercher.

Je m’assois sur un muret, j’attends, j’appelle mes parents, j’écris à mes amies.

Nous passons au laboratoire faire les analyses en urgences. A 16H, les analyses arrivent.

J’ai une infection (sûrement dans les reins, comme me le précise mon gynécologue) il faut la traiter, c’est elle, qui a dû déclencher le travail, ça passe souvent inaperçu… et quand on s’en aperçoit, il est souvent trop tard…

Mon CRP est de 24, au-dessus de 20, il est significatif d’un accouchement prématuré, il faut faire vite pour stopper le travail !

On a finalement eu de la chance, dans notre malheur, j’ai vu mon gynécologue à temps, et le travail n’a pas été spontané, mais j’ai eu le temps de le sentir venir !

Nous passons, donc, prendre les médicaments, une ribambelle de petits cachets, moi qui n’en prends jamais, je suis en overdose déjà en attrapant le sac de la pharmacie.

Je me vois passer dans un miroir, je ne me reconnais pas, j’ai les traits tirés, je suis blanche, j’accuse le choc.

Je commence à mesurer la situation, je me dis que c’est passager que tout ça est lié à l’infection, que 8 jours plus tard, je serai sur pieds et je reprendrai ma vie…

C’est d’ailleurs le discours que j’ai tenu durant un moment !

Je n’avais pas bien mesuré la situation… Mon gynécologue et ma sage-femme à domicile me l’expliqueront par la suite, et je la comprendrai aussi de moi-même.

J’ai un utérus contractile, ce qui signifie qu’attraper un verre d’eau me donne des contractions, me lever, bouger, ne pas rester deux secondes tranquille.

Ce sont des douleurs permanentes, jour et nuit.

Parfois des contractions de travail arrivent, c’est alors la douleur qui se mêle à l’angoisse du travail qui recommence, et je me fais le film de la suite…

Devoir être hospitalisée sur Marseille, la séparation avec Daphné, Alex, l’accouchement, la réanimation, et je ne sais quoi d’autre, toutes les choses inhérentes à une naissance à 24sa, 25sa, 26sa, 27sa, 28sa, 29sa…

Malgré le traitement les contractions sont là, parfois fortes, parfois silencieuses, et l’utérus travaille en permanence à cet accouchement que nous ne voulons pas prochain, mais bien dans quelques semaines…

Les premiers jours

Devenir folle ? Pleurer ? Vouloir se faire hospitaliser ? Se dire qu’on n’y arrivera pas ?

1 semaine, 2 semaines, 10 semaines, 15 semaines ? Tout ce temps, tous ces jours, ces semaines ?

On vit des premiers jours compliqués, vraiment trop compliqués… Je n’ai souvenir que des crises de pleurs, et des angoisses. Des douleurs, des contractions.

Et des gestes pour mon bébé, des mots, de mes longs moments, à lui dire qu’on allait se battre ensemble…Ensemble comme une famille que nous sommes déjà à 5 ! Hava, Daphné, Papa, Maman et toi bébé !

J+7

Une semaine plus tard, je dois faire mon échographie du deuxième trimestre, complémentaire, car il manquait quelques « clichés », bébé étant mal placé la dernière fois.

Je n’ai pas bougé depuis une semaine, je me sens faible et stressée.

J’arrive à la maternité, et je m’effondre sur des sièges, ils appellent les urgences de la maternité, une sage-femme vient me chercher en courant en fauteuil roulant.

Je comprends que la route sera longue…bien trop longue !

Le col s’est rallongé à l’échographie, c’est hyper positif.

Je me sens mieux, j’ai foi en la suite. On me rassure, on finit mes examens, je sors le coeur léger, les choses vont s’arranger. C’est sûr ?

Le quotidien

Ne pas être hospitalisée quand d’autres le sont, est quelque chose pour lequel j’ai tout de suite su dire merci. Merci parce que je pouvais continuer  d’être avec ma fille, avec mon compagnon, dans ma maison, avec ma chienne, mes affaires, cet environnement qui me sécurise, me rassure au quotidien.

Même si d’être à la maison demande finalement beaucoup d’organisation au quotidien, car tu ne dois rien faire et il faut donc prévoir pas mal de choses à l’avance.

On devait donc anticiper le quotidien et moi je devais lâcher prise sur tout ce que je contrôlais avant…

Alex a tout de suite pris son rôle à coeur, même si je voyais qu’il était débordé.

Il y a Daphné a gérer, Hava, le quotidien, les travaux, son boulot, l’organisation de mes journées boulot, les courses, les repas, le stress, les douleurs, le traitement, les examens, moi…

C’est vraiment une montagne, quand on s’en rend compte les premiers jours, et la route est semée de difficultés.

C’est pas simple, ce serait mentir que de dire que tout çà est simple même aujourd’hui.

Disons qu’on essaye de composer du mieux qu’on peut.

On lâche prise sur certaines choses, on se stresse moins pour d’autres, on apprend à composer avec chaque journée.

J+30

L’étape suivante

Un mois plus tard, les choses ne se sont pas passées comme je l’imaginais.

Le matin, j’avais rendez-vous avec mon acupuncteur, c’était un super moment, j’avais tellement confiance, il m’a redonné foi, et m’a aidé physiquement à me sentir un peu mieux.

Il y avait tant à faire, il fallait redémarrer doucement le rein, et la rate, et travailler sur les séquelles de ma chute en avril, qui, selon lui, avait tellement traumatisé mon corps, et mis en sécurité certaines énergies que, nous étions, aujourd’hui, dans cette situation.

16H, Alex me dépose chez le gynécologue, nous sommes en retard, je suis stressée.

J’arrive au cabinet. Mon gynécologue est là en face de moi…

Je décide de positiver au max, et ne pas lui montrer mon stress, alors pour le coup, il me trouve rayonnante (m’attendait-il morte de stress et le cheveux luisant ?).

Il me complimente même sur ma robe, et on débute le rendez-vous sur des notes d’humour.

« Ah bah forcément, j’ai sorti ma plus belle robe, c’est ma sortie tant attendue depuis 5 semaines ! »

La sortie sur laquelle repose la prochaine étape de l’épreuve, qui m’a été donnée par la vie, et pour laquelle, il a été, finalement, le communiquant.

Alors oui, j’ai mis ma plus belle robe, et je me suis préparée pour une grande sortie, car j’ai voulu sourire à mon épreuve et lui dire que j’avais avancé, que j’étais fière du chemin parcouru et que j’étais prête pour la suite…

Je passe sur la table, je connais désormais tous les détails de la MAP, je sais ce que chaque examen peut déclencher comme protocole, j’ai peur, mais je ne le montre pas.

Je sens que le moment suspendu est de retour. Pourquoi ?

Parce que j’ai vu la dernière écho et j’ai vu comment il procède pour la mesure du col.
Il me dit immédiatement « Ok la tête appuye directement sur le col et le fait s’ouvrir, vous êtes à 33mm on a perdu 6mm en 3 semaines ».

Je sais donc que malheureusement malgré le repos complet, et les traitements le travail continue, je n’ai pas besoin d’avoir plus d’informations, il le comprend, et me dis juste pour me rassurer :

« Vous savez quand je dis on va à l’hôpital c’est que vous allez accoucher, là je vous dis qu’on va rester dans le préventif, et que vous allez avancer étape par étape » voici le résumé de la suite.

Je ne suis pas médecin, mais je comprend bien, que depuis le 14 mai le travail, a certes commencé, mais qu’il avance très doucement, que l’utérus contractile ne partira pas et va m’emmerder, c’est le cas de le dire, jusqu’au bout.

Je comprends, que je dois prendre mon traitement, et être encore plus au repos qu’avant, soit toilettes, douches, et repas avec les miens, mais que toute activité en plus, va faire encore plus travailler le col, dans la mesure où mon bébé appuye, désormais, au max dessus et que sa tête est engagée.

Je ressors de cet entretien le coeur lourd, j’espérais, peut-être bêtement, que tout ce que je n’avais pas fait (justement) jusque là, aurait été bénéfique, que le col n’aurait pas bougé.

Qu’il me dirait OK, pour reprendre un peu une vie cool, à faire une sortie, dans un périmètre proche par semaine, à pouvoir jouer avec ma fille assise, la prendre une fois dans mes bras, je sais pas…

J’avais, sûrement, trop d’espoirs pour cette visite, je voulais sûrement mettre la charrue avant les boeufs.

J’ai mis 3 jours à me remettre de ce rendez-vous. 3 longs jours. J’ai repleuré…beaucoup. J’ai cru que je n’allais pas y arriver moralement parlant, que j’allais devenir folle, vraiment.

Et puis à la fin du troisième jour, la rage de vaincre que j’avais réussi à trouver petit à petit durant 5 semaines, l’énergie retrouvée, la positive attitude durement travaillée, tout revenait doucement… mais sûrement.

Le papa, la grande soeur

J’avais envie d’écrire un peu pour eux, car ils font partie de mes piliers et que ce sont deux êtres merveilleux !

Dans cette épreuve, que ce soit moi ou les autres, nos enfants, notre compagnon sont nos plus forts piliers.

Mais, souvent, l’urgence de la situation et sa brutalité, ont des ondes de chocs compliquées à gérer.

Il faut, donc, à tous des épaules solides pour supporter tout cela, et les papas comme les grands frères, ou grandes soeurs, méritent vraiment un tonnerre d’applaudissements, hein, parce que rien n’est simple, mais tout paraît plus simple, avec tout ce qu’ils font pour changer le quotidien des futures mamans en MAP.

L’amour toujours…

Notre famille, est depuis peu, encore plus soudée, après des jours très compliqués.

Nous avons expliqué la situation plusieurs fois à Daphné, elle est très compréhensive la journée, et nous aide beaucoup !

La nuit elle s’angoisse plus, et veut redormir avec moi, contre moi.

Nous essayons cependant de lui donner confiance, pour affronter tout cela, et la rassurer sur la situation du mieux que nous pouvons.

Papa lui gère tout de front, les travaux, la chienne, le quotidien, notre fille, le boulot, les projets, et il le fait à merveille.

Je me sens impuissante de ne pas pouvoir l’aider un peu… nous avons mis 5 semaines pour trouver un équilibre dans toute cette épreuve, nous avons eu beaucoup de disputes, de moments de doutes, mais aujourd’hui on s’est retrouvé, encore plus amoureux.

Mes piliers

Ce sont souvent les épreuves qui recadrent nos vies, nos priorités, et qui nous permettent de resserrer le cercle des personnes positives, qui nous entourent et nous permettent d’avancer.

On ne s’attend jamais à vivre ce genre d’épreuve, et à devoir être coupé du monde, à devoir répondre aux questions banales de politesse, par la négative.

Du coup, on découvre que les problèmes, les vrais, ça emmerde les gens facilement, rapidement.

Un jour, deux jours, et puis les jours passent, ta situation ne change pas, voir devient plus compliquée… Et le cercle se resserre.

Il y a ceux qui sont présents, et qui le seront toujours du mieux qu’ils peuvent même au bout du monde.

Il y a ceux qui habitent à côté mais ne sont plus là.

Ceux qui prennent le temps de prendre le temps pour venir t’apporter des surprises et un moment de répit dans le quotidien lourd à supporter.

Il y a ceux qui ne prennent pas le temps d’un message, ou alors le message est une politesse de plus dans un monde qui n’a pas plus le temps d’être entier.

Cette épreuve a marqué un arrêt dans ma vie, une vie suspendue pour la vie de mon bébé, une vie qui s’arrête, se met en pause du mieux possible, pour que la sienne ne soit pas en danger.

Mes piliers c’est mon mental, mes proches, et mes amis proches.

Aujourd’hui, je sais plus que jamais que la vie, la vraie, se vit et se vivra, avec les personnes qui te permettront de toujours avoir le sourire, même dans des moments terribles, et qui sauront te redonner espoir dans le noir.

Il y a aussi les gens qu’on n’attendait pas, sortis de nul part.

Ceux qui tendent la main sans rien attendre en retour.

Parmi vous, les filles avec qui je parle quotidiennement, comme je vous l’ai déjà dit, car alitées pour x raisons différentes, grossesse ou pas.

Celles qui m’ont écrit des romans par mail, j’ai pas mal pleuré avec vos romans d’ailleurs, mais à la fois de tristesse et de bonheur car vous avez trouvé les mots…

Et ceux qui sont le sang, l’ADN d’une vie, mon compagnon et Daphné June, ainsi qu’Hava sont ma famille, nous sommes aujourd’hui plus soudés que jamais. Et ma Daphné me permet au quotidien de me rappeler que même le coeur lourd on peut rire, on peut sourire, on peut faire n’importe quoi, parce qu’elle est une enfant et qu’elle sait sûrement mieux danser sous la pluie que moi qui attendez que l’orage passe… avant.

Et lui, ce bébé si pressé de sortir, qui veut croquer la vie, que j’aime déjà plus que tout et qu’il me tarde de rencontrer mais pas tout de suite ! Ce bébé qui bouge et avec qui on écoute de la musique, on chante, on se raconte des histoires, on se touche, on joue…

 

Le poids des mots

Souvent dans des situations compliquées, on manque d’empathie et on utilise des phrases toutes faites, ou des mots qui pèsent lourds, sans s’en rendre compte.

Et si seulement on savait…

Si seulement on savait, que les mots que nous utilisons sont lourds de sens, de poids, qu’ils font parfois aussi mal que des coups.

Que ce soit des personnes du corps médical ou de l’entourage, sur les réseaux sociaux, j’ai voulu extraire quelques phrases entendues par moi ou les copines en MAP aussi, car après une discussion avec elles nous sommes tombées d’accord, sur celles-ci :

« Allez courage, c’est pour la bonne cause ! »

C’est assez étrange de dire cette phrase à une future maman, qui endure, peut-être, déjà, depuis le début de la grossesse, des mois compliqués.

Personnellement, j’ai encore été malade 4 mois.

A vomir, a avoir la nausée, à me réveiller la nuit sans raison, à ne plus avoir de forces physiques, à être déprimée sans savoir vraiment pourquoi (la faute aux hormones), à devoir gérer des déménagements, un chantier, mon bébé, ma grossesse, le boulot… donc oui du courage, parfois, on en a, depuis bien longtemps, et forcément on sait qu’au bout c’est pour son bébé qu’on fait tout çà, puisqu’on le fait déjà, depuis des mois.

Alors bon, oui en tant que future maman, je pense qu’au premier vomissement, on sait qu’on va en chier, mais, pour « la bonne cause » puisque c’est notre enfant, notre sang, notre vie, notre tout, qu’on porte, et, non une bonne cause qu’on défend dans son quotidien.

« C’est rien, quelques semaines, tu vas y arriver ! »

Quelques semaines d’une vie normale ne sont rien, en comparaison à une vie suspendue à des examens, du stress quotidien, des douleurs, des contractions, des insomnies, un diagnostic remis en question en permanence, et des protocoles à suivre et à revoir.

Quelques semaines d’une vie normale ne sont rien, en comparaison d’une vie qui désormais se fractionne en étape, de deux semaines en deux semaines, mais de jour en jour aussi, pour se dire que son bébé aura plus de chance de survivre si il sort malgré toutes les précautions en place…

« Repose-toi bien »

Cette phrase est sûrement pour moi la plus hallucinante de toutes.

Quand tu mènes une vie à dix milles, et qu’on stoppe ta vie, qu’on la met entre parenthèses et qu’en plus de çà tu dois vivre jour et nuit, avec un utérus contractile et la peur de voir naitre un enfant dans une extrême, grande, moyenne ou petite prématurité, à quel moment te reposes-tu en fait ?

A quel moment, as-tu quelques minutes pour te dire « Ah je suis posey sur mon lit, je suis royale… » ce n’est malheureusement en rien la réalité de la situation.

« Tu dois tenir ! »

Je serre les jambes ? Je ne pète pas ? Je muscle mon vagin ? Si je dis que j’en ai marre, je tiens plus, il se passe quoi, on tue mon bébé ou bien ?

Non sérieusement… cette phrase est assez classique dans le personnel médical ou dans l’entourage, ce qui me paraît être assez dérangeant, dans la mesure où ils savent je pense un minimum, ce qu’on l’on traverse, et, que cette phrase n’a aucun sens dans la mesure où rien de tout cela ne dépend de notre volonté ! RIEN à part le respect des protocoles et le minimum de mouvements à faire… Je vous rassure quand vous prenez des contractions au moindre mouvement vous n’avez plus envie de lever le petit doigt…

« Tu verras ça va aller, quelques semaines et tu auras tout oublier ! »

Oublier ? Oui, j’aurai sûrement oublié tous les mauvais sentiments, mais j’espère ne rien avoir oublié de cette épreuve, car elle me change au quotidien, elle change les miens (Alex et Daphné), elle nous rend plus forts, plus vrais, plus conscients de la vie et de ses épreuves.

Elle me change parce que je dois tolérer la douleur, l’attente, la folie, et tous les sentiments propre à une épreuve de ce genre. J’ai beaucoup appris de moi et des autres en 31 jours plus qu’en une année je crois.

Beaucoup trop parfois, pas assez aussi.

Je sais que la route est encore longue.

Je sais que ce n’est pas fini, et que l’ascenseur émotionnel m’attend.

Je ne sais pas quelle sera la prochaine étape. Mais je l’attend, je suis prête.

Je suis humaine, j’ai peur mais je sais que comme à chaque fois, je trouverai des réserves et même si je craque, même si je fais trois pas en arrière, j’ai déjà fait beaucoup de pas en avant et je remercie encore une fois la vie pour cette épreuve qui m’a obligé à me confronter à mes pires démons, et mes terreurs.

J+34

To be continued !

J’espère pouvoir écrire l’article à J+68 j’en serai alors à 35sa, à la veille de me lever, et de pouvoir reprendre doucement le cours de ma vie.

A J+34 mon dos commence à me faire mal, je dois demander pour qu’un osthéo vienne à domicile, je sens aussi que mes muscles commencent à se relâcher, mais mon mental se renforce.

J’arrive à composer avec le temps, et l’enfermement car oui même si je sors depuis quelques jours sur notre terrasse en travaux, je suis enfermer dans cette épreuve pour l’instant. Je ne peux pas partir de chez moi, je ne peux pas prendre la voiture sauf pour les examens médicaux, je ne peux pas marcher quelques mètres pour balader.

Chaque effort doit être calculé et réfléchi car il joue un peu plus sur la date d’accouchement.

Je dois vivre encore et toujours les montagnes russes de la MAP et apprendre de chaque journée qui passe, car oui j’apprends désormais chaque jour là où je pensais que la vie n’avait plus rien à apprendre.

Quelques explications sur la MAP et les différentes choses à savoir

La MAP

Quoi de mieux qu’une explication médicale pour que vous compreniez bien ce qu’est une menace d’accouchement prématurée.

Source : CNGOF

« La menace d’accouchement prématuré (MAP) survient entre 22 et 36 SA révolues et se caractérise par l’association de modifications cervicales et de contractions utérines (CU) régulières et douloureuses qui conduiront à l’accouchement prématuré en l’absence d’intervention médicale.

L’accouchement prématuré peut être soit spontané (dans près de deux tiers des cas), soit provoqué à la suite d’une décision médicale. L’ accouchement prématuré spontané est fréquemment précédé d’une MAP (NP3)1.

La MAP est quantitativement la première cause d’hospitalisation pendant la grossesse. Le risque réel d’accouchement prématuré est très variable selon les études (15 à 50 %). Ceci est probablement la marque de l’imprécision des critères diagnostiques actuels (NP3).

Les étiologies du travail prématuré « spontané « sont nombreuses et souvent associées entre elles (infection ovulaire, anomalies placentaires, grossesses multiples, incompétence cervico-isthmique…). Les facteurs socio-économiques, psychologiques, environnementaux sont souvent corrélés à l’accouchement prématuré. Cependant, ils ne sont pas retrouvés comme étiologie unique ce qui n’exclut pas leur rôle comme facteur indirect.

La mortalité et la morbidité néonatales sont étroitement liées à l’âge gestationnel à la naissance. L’existence d’une MAP précédant la naissance prématurée n’augmente pas ces risques par rapport aux autres circonstances de naissance prématurée, exception faite de l’infection intra-utérine très liée à la MAP et qui est à l’origine d’un excès de lésions cérébrales chez l’enfant. »

Pour préciser :

La MAP a donc plusieurs « niveaux » qui nécessite en fonction du « niveau » une prise en charge différente.

 

Les différents protocoles au cours d’une MAP

En fonction des différents critères vus plus hauts, le gynécologue va prescrire un protocole.

Si le col est trop modifié, qu’il se trouve entre 30 à 20MM ou plus bas, avec de nombreuses contractions, il va demander une hospitalisation.

Ils vont alors rechercher une possible infection et commencer le protocole médicamenteux pour stopper l’accouchement et maturer les poumons en cas de sortie prématurée du bébé.

Ils utilisent alors :

tocolyse intraveineuse (pour stopper le travail)

corticoïdes (pour maturer les poumons du bébé avant 34sa)

transferts in utero (si l’accouchement est éminent et que la maternité dans laquelle se trouve la future maman ne prend pas en charge cette prématurité)

 

Les stades de prématurités

source : SOS PREMA

« La prématurité
1. Definition

Définition de la prématurité:

Est prématurée toute naissance qui survient avant 37 semaines d’aménorrhée, soit 35 semaines de grossesse.

Au sein de cette prématurité globale, il faut distinguer une prématurité moyenne (de 33 SA à 36 SA+ 6 jours), une grande prématurité (28 à 32 SA + 6 jours) et une très grande prématurité (avant 28 SA).

Durée d’une grossesse à terme : 41 semaines d’aménorrhées, soit 39 semaines de grossesse

Principales causes/Conseils
Principales causes d’accouchement avant 33 semaines d’aménorrhée:

Il existe 5 grandes situations cliniques à l’origine d’un accouchement avant 33 semaines d’aménorrhée (SA) :
– l’hypertension artérielle et ses complications
– les hémorragies
– la rupture prématurée des membranes
– le travail prématuré spontané
– le retard de croissance intra utérin.

On distingue habituellement deux types de prématurité :
– la prématurité spontanée qui est souvent la conséquence d’une rupture prématurée des membranes ou d’un travail prématuré spontané
– la prématurité induite ou décidée par l’équipe obstétricale en raison des risques pour la mère et l’enfant. Cette dernière survient le plus souvent dans un contexte d’hypertension artérielle sévère, de retard de croissance grave ou d’hémorragie maternelle. Elle représente près de 45% des accouchements avant 33 SA. Voici quelques éléments de définition des principales pathologies impliquées dans la survenue de ces naissances très prématurées.

1) L’hypertension artérielle maternelle (HTA)

Définition : On parle d’hypertension lorsque la pression artérielle systolique est supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou la pression artérielle diastolique supérieure ou égale à 90 mmHg. Il est habituel de distinguer les femmes qui ont une hypertension connue (qui existait avant la grossesse) de celles, plus nombreuses à cet âge, qui développent cette hypertension pour la première fois pendant la grossesse.

Fréquence : L’HTA représente environ 20% des accouchements avant 33 semaines.

Complications : L’HTA peut se compliquer d’autres pathologies, dont les plus connues sont :

– La préenclampsie : l’hypertension artérielle est associée à la présence de protéines dans les urines témoignant d’anomalies au niveau du rein.

– L’éclampsie : Il s’agit d’une complication rare mais grave de l’HTA se manifestant par des convulsions qui témoignent d’une souffrance cérébrale.
– le Hellp syndrom : il constitue aussi une complication grave de l’HTA pendant la grossesse et se manifeste par des troubles hépatiques, une destruction des globules rouges et des plaquettes sanguines.
– L’hématome rétro-placentaire : il s’agit un décollement prématuré du placenta accompagné d’un hématome.

2) Les hémorragies.
Définition : Elles correspondent à des saignements abondants qui mettent en danger la mère et l’enfant. Cela comprend :
– Le placenta praevia : il se définit comme un placenta mal inséré (à proximité du col utérin ou recouvrant le col utérin) pouvant se compliquer d’une hémorragie.
– L’hématome rétro-placentaire : il peut survenir en association avec l’hypertension (voir plus haut), mais également chez des femmes n’ayant a priori aucune maladie hypertensive.
– les autres hémorragies du troisième trimestre de la grossesse (saignement dont l’origine n’est pas toujours identifiée).
Fréquence : Les hémorragies représentent environ 20% des accouchements avant 33 semaines.

3) La rupture prématurée des membranes (RPM)
Définition : Il s’agit d’une rupture de la poche des eaux qui se produit avant le terme normal de la grossesse (37 SA) et avant le début du travail. Une des pistes pour expliquer la survenue d’une rupture prématurée des membranes est celle de l’infection. On estime actuellement que près d’un tiers des ruptures sont liées à une infection intra-utérine (chorioamniotite).
D’autres facteurs comme les conditions socio-économiques défavorables ou la consommation de tabac sont aussi impliqués.
Fréquence : La RPM concerne environ 25 à 35% des accouchements avant 33 SA.

4) Le travail prématuré spontané :
Définition : Il correspond à un début de travail avant le terme normal de la grossesse (37 SA), les membranes étant intactes (poches des eaux non rompues au moment du début du travail). Le rôle des infections est là encore fortement suspecté. Au moins 15% des femmes accouchant après un travail prématuré spontané seraient porteuses d’une infection utérine (chorioamniotite). D’autres événements, notamment liés aux conditions de vie difficiles et le stress engendré, sont également impliqués.
Fréquence : Les résultats des études montrent que le travail prématuré spontané représente environ 25 à 30% des accouchements avant 33 semaines.

5) Le retard de croissance intra-utérin :
Définition : il correspond à un poids de naissance trop petit pour l’âge gestationnel. Pour l’identifier, on utilise des courbes de croissance (comme celles qui figurent dans le carnet de santé, mais en fonction de l’âge gestationnel). Cela permet de repérer les enfants dont la croissance in utero est insuffisante. Le retard de croissance est généralement diagnostiqué ou repéré grâce à l’échographie pendant la grossesse (en utilisant là; encore des courbes de croissance). Le retard de croissance est en partie lié à des anomalies de la vascularisation entre l’utérus et le placenta. Les échanges entre la mère et le foetus ne s’effectuant plus dans de bonnes conditions, les apports nutritionnels et en oxygène deviennent insuffisants. Si la pathologie placentaire est trop sévère et les apports très insuffisants, les risques pour le foetus deviennent importants. C’est dans ce contexte que les équipes médicales sont conduites à provoquer l’accouchement prématuré, le plus souvent par césarienne. C’est pourquoi, il est très fréquent de voir associés l’hypertension artérielle maternelle et le retard de croissance chez l’enfant. D’autres causes, comme certaines maladies du foetus (malformations ou maladies génétiques), peuvent aggraver l’origine d’un retard de croissance intra-utérin. Enfin, dans un certain nombre de cas, on ne retrouve pas de cause. »

 

Les niveaux de maternité

Source : Magic Maman

Les établissements de niveau 1 accueillent les futures mamans dont la grossesse et, a priori, le déroulement de l’accouchement ne présente aucun risque… c’est-à-dire la majorité.

Les maternités de niveau 2 possèdent un service de néonatalogie ou de soins intensifs néonatals sur place ou à proximité. Elles peuvent accueillir des enfants dont la prématurité est supérieure à 33 semaines : ils ont besoin de soins mais pas de prise en charge lourde, notamment sur le plan respiratoire.
Enfin, les établissements de niveau 3 disposent d’un service de réanimation néonatale et sont spécialisés dans le suivi des grossesses pathologiques (hypertension pendant la grossesse, diabète gestationnel) ou multiples, celles dont on sait, dès la conception, qu’elles présentent un risque pour l’enfant à naître. Les grands prématurés (moins de 33 semaines), par exemple, naissent dans ce type d’établissement, car les médecins doivent intervenir immédiatement pour des raisons de détresse respiratoire.

Quel que soit le niveau de maternité, le bloc obstétrical est le même partout. Il est conçu pour des accouchements ne posant pas de problème particulier et ceux, plus délicats (césarienne ou forceps par exemple) nécessitant la présence d’un gynécologue-accoucheur. Les trois niveaux de maternité disposent aussi d’un anesthésiste-réanimateur, d’un pédiatre et de sages-femmes. L’équipe médicale n’est donc pas réduite dans les maternités de niveau 1.

Pour comprendre mieux la situation

Ces informations sont certes assez longues à lire, mais elles permettent de bien mesurer la situation et de bien comprendre qu’un alitement strict pour MAP n’est pas un repos pour une maman fatiguée de sa grossesse mais bien une situation d’urgences qui est difficile à gérer pour l’entourage et la future maman.

Je regrette que dans notre pays ce genre de situation ne soit pas expliqué, car finalement encore une fois, la grossesse la plupart du temps est un moment béni des dieux mais malheureusement quand cela dérape, on se retrouve bien seule et exclue.

On se sent mal et aucune aide psychologique n’est proposée. Autour de nous peu de personnes comprennent l’ampleur de la situation. Aucune maman en MAP ne rêve de voir sa grossesse si surveillée, si compliquée. De voir sa vie entre parenthèses, et de devoir autant stresser au quotidien pour ce petit être qu’elle attendait tant avec Papa.

Mes conseils pour mieux vivre la situation

A 31 jours je ne sais pas si je peux encore donner des conseils pour vivre mieux la situation.

Je crois que non, je ne suis pas encore prête à donner des conseils.

Personnellement, j’ai avancé beaucoup seule mentalement, pour m’en sortir, et garder la pêche.

Les hauts et les bas seront toujours présents, mais je suis plus sereine. Je vois mon acupuncteur maintenant, j’ai pris le temps de le faire venir, et il a accepté donc c’est génial.

J’ai ma sage-femme à domicile qui vient 2x par semaine et m’aide aussi beaucoup.

J’essaye de pratiquer plus fréquemment la méditation et de m’accorder plus de moments à moi (relaxation, soins du corps, films…). Mais je continue à travailler et ça c’est une chance,  j’en suis consciente de pouvoir bosser depuis mon canapé ou mon lit.

Car la semaine du coup, j’ai l’impression d’être comme tout le monde et de pouvoir mener ma vie normalement.

Le week-end par contre c’est très difficile… Justement parce que je ne bosse plus, et que tout le monde est en week-end pour de vrai pour le coup !

En plus, on a encore tellement de choses à faire à la maison que souvent le week-end, les filles vont chez les grands-parents et Alex fait les travaux qu’il ne peut pas faire la semaine…

J’ai appris à vivre mes week-ends différemment, le temps est plus long, je les redoute un peu mais c’est ainsi…

Vous voyez je ne peux pas encore être de bons conseils, j’ai encore quelques sentiments négatifs à évacuer !

To be continued !

Voici mes prochains gros caps, ceux que j’espère atteindre…

4 juillet examens à la maternité (j’en serai à 31sa)

25 juillet 34sa fin de la grande prématurité

8er août 36sa et je pourrais recommencer doucement le cours de ma vie. Bébé sera prêt, ce dernier mois est là pour le faire grandir et grossir !

 

 

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  1. Marjorie
    5 mois ago

    Aude, tout d’abord je tiens à te dire MERCI, merci de partager cela avec nous, j’ai tout lu et je comprend mieux ta situation. Tu es une fille que j’admire de part ta force mais aussi ta façon de voir le positif malgré tout dans la situation que tu vis actuellement, je ne sais si j’aurais été aussi positive que toi. Je ne sais pas si je t’ai déjà blessé de part mes commentaires en tout les cas je voulais te dire que je ne suis pas douée mais j’essaie de te faire part de mon empathie je l’admet peut être pas fine mais comme je te l’ai dis je me met à ta place et tu me touche beaucoup. Donc j’essaie de l’imaginer. Je te souhaite une bonne continuation, chaque jour de gagné est une petite victoire et je suis aussi ravie quand je vois tes Snap. On ne se connaît pas évidemment, mais cela fait assez longtemps que je te suis et je t’aime beaucoup. ❤️ Plein de courage à toi dans ce parcours.

  2. Cha
    5 mois ago

    Bonjour,

    Je t’envoies plein de courage. J’étais enceinte l’année dernière et je crois que je ne me suis pas rendue compte de la chance que j’ai eu de vivre une grossesse sans « problème ». Merci pour ton article qui fait relativiser sur la vie et qui nous permet de comprendre beaucoup de choses et notamment que chaque grossesse est différente.
    Je t’envoie mes plus tendres pensées avec d’un maximum d’ondes positives pour t’accompagner jusqu’au 8 août prochain !
    Tu as un bel état d’esprit, tu y arriveras, c’est sur !
    Je te souhaite une belle journée.

  3. AR
    5 mois ago

    J’ai eu 2 grossesses en map, je sais à quel point c’est long, stressant, angoissant. Mon terme était le 18 septembre 2016, le tien ne doit pas être loin de ça aussi. A chaque fois j’ai réussi à accoucher dans le 9ème mois, alors que mon col était bien plus raccourci que le tien (18mm) pour ma 1ère, une vingtaine de mm pour ma 2ème mais cette fois ouvert à 1 plusieurs mois avant terme !
    J’ai connu les hospitalisations, les séjours aux urgences…
    J’ai fini avec 50 contractions par jour… elles ont commencé à 5 mois pour la première, 3 mois pour ma 2ème grossesse…
    Et j’ai même réussi à accoucher en siège pour ma 2ème lol
    Bon courage pour les dernières semaines mais je voulais surtout te dire que tu vas tenir !!! Si tu restes bien allongée il n’y a pas de raison !
    Super le fait de tout raconter, j’y avais pensé aussi mais comme je n’ai jamais tenu de blog ça m’a paru hyper compliquée lol.
    En tout cas ton témoignage fera sûrement bcp de bien à d’autres qui doivent traverser la même épreuve. C’est réconfortant car on se sent vraiment seule en map… surtout quand on est entourée de copines qui ont des supers grossesses…
    Moi ça m’a carrément fait abandonner l’idée d’avoir un 3ème enfant… impossible de revivre ce stress une 3ème fois et je remercie la vie de m’avoir donné 2 filles nées sans être prématurées et en bonne santé, c’est le plus important !

  4. Noémie
    5 mois ago

    Tellement émouvant et encourageant ton article. Comme je te l’avais dit j’ai été hospitalisée à 32 sa mais je n’ai pas eu à vivre ce que tu vis. Comme tu le dis si bien, le temps paraît tellement long quand on ne peut rien faire hormis être allongé … C’est dur, c’est long, c’est frustrant .. courage tu es forte 💪 le 4 juillet c’est « demain »! Heureusement que tu es bien entourée ,❤

  5. Mickael
    5 mois ago

    <3

  6. Cécé
    5 mois ago

    Bravo pour cet article, sur un sujet trop tu.
    J’ai vécu la même situation pour mes deux grossesses, et je comprends tout à fait ce que tu ressens.
    Comme toi, je suis à mon compte et je pense que mon boulot m’a sauvée ! (Ne pas écouter le corps médical qui pense que faire du traitement de texte allongée est plus stressant que regarder les feux de l’amour tout la journée)
    Courage, la fin du tunnel est proche ! Ca va le faire !