In Food

Végétariens mais pas que…

« Une évolution lente mais en conscience »

Ca faisait un moment que je voulais vous parler de notre alimentation et de notre façon de consommer, que je recevais de nombreuses questions, jour après jour sur le sujet, et que je me disais qu’il fallait que j’écrive cet article.

Je ne prenais jamais le temps, je n’avais jamais le temps, je ne trouvais jamais le temps.

BREF, j’ai merdé de vous faire attendre… Je m’en excuse.

Alors vous vous dites…

« Oh non encore on va entendre les mêmes arguments, voir les mêmes vidéos, qu’on ne veut pas forcément voir d’ailleurs, ou qu’on a déjà vu… Entendre une histoire gnagnan du pourquoi, du comment… » alors je vous promets que je vais essayer d’être claire et concise.

Je ne sais pas trop comment vous lirez cet article, mais j’espère que vous irez au bout.

C’est un peu long mais j’ai essayé d’être concise, et de vous mettre des vidéos courtes mais très explicatives pour chaque point qui me semblait important, ou des schémas explicatifs.

Je ne suis pas là pour convaincre quiconque… je ne suis pas là pour dire que tout ceci est la clef de notre survie, de notre évolution, je suis juste là pour partager une évolution en famille, un changement en famille, une décision en famille.

Alors oui certes les filles n’ont rien décidé sur ce choix là, mais ne sommes-nous pas là en tant que parents (guides) pour inculquer une façon de vivre, des principes de vies, des idées.

Bien entendu dans le respect de l’enfant, de ses besoins et de veiller à le protéger le plus longtemps possible sous nos ailes, avant de le laisser s’envoler avec toutes ses bases, les meilleures soient-elles ?!

Aujourd’hui en 2018, on ne peut pas dire qu’on ne sait pas, qu’on est pas conscient de…, qu’on découvre les choses, qu’on n’a pas le choix, qu’on peut continuer ainsi.

Aujourd’hui en 2018, on sait qu’on est en survie plus que jamais, et que chacun de nos actes, de nos choix, de nos achats impactent sur l’avenir.

C’est un peu l’effet papillon avec une visibilité claire sur l’effet final, du premier geste au dernier effet, on sait comment cette histoire va finir si on continue comme ca.

Les 2 degrés de la COP 4567 ne changeront rien à notre sort, l’humanité est en survie, la nature elle s’en sortira surement mieux que nous.

Alors oui ca semble dramatique comme vision du futur, mais la situation est dramatique.

Personne ne peut dire qu’il ne sait pas !

Je vois beaucoup de vidéos qui critiquent les nouvelles « tendances » alimentaires, beaucoup de vidéos qui démontent les arguments des uns pour d’autres, beaucoup de vidéos négatives sur à la base des changements qui se veulent positifs.

Comment peut-on critiquer quelqu’un qui refuse la mort de quelqu’un d’autre ?

Un animal n’est pas dans une hiérarchie avec nous. Nous sommes des animaux, ils le sont aussi.

Nous avons une intelligence, certes plus évoluée, mais au final, comment l’utilisons-nous ? A quelle fin ? Qu’avons-nous developer que l’animal n’a pas ?

Qui peut dire aujourd’hui que la production de viande n’est pas la premiere source d’émission de CO2 ? De pollution des eaux et des sols ?

Il y a tant de questions qui donnent des réponses bien loin de l’idéal qu’on nous vend comme modèle depuis bien trop longtemps.

Moi ce que je pourrais trouver préjudiciable actuellement c’est justement le mot « tendance » comme si la survie était une tendance, comme si le positivisme était une « tendance », comme si manger mieux, moins, en pleine conscience, respectueusement, éthiquement étaient des « tendances ».

Je sais que malheureusement sur les réseaux sociaux, justement la « tendance » s’impose, et beaucoup parlent, mais leurs actes ne parlent pas… et ça se vérifie. Là est le problème.

Je le fais parce c’est « tendance » sans savoir pourquoi, comment, et je change de « tendance » comme je change de chaussures.

Hors on a plus le temps pour des « challenges », des « tendances » ou autres idées consommables et surconsommées.

On a juste peut-être le devoir pour les générations futures  d’enlever nos oeillères, de sortir d’un système rouillé et pourri jusqu’à l’os à moelle, pour construire le monde de demain ENSEMBLE dans la bienveillance, le savoir, l’éducation et pleins d’autres mots qui ne font pas bien que sur le papier ou codés.

  1. Le commencement :

Il y avait une vidéo qui tournait fut un temps sur les réseaux sociaux, et qui parlait de l’exemple concret à faire pour tous parents dans la nature.

Proposer à un enfant de manger une pomme ou un lapin. L’enfant choisira forcément de manger la pomme, et non d’aller tuer un lapin, et le manger à pleines dents.

Alors mon histoire en tant que végétarienne a surement commencé là.

Mon papa est vétérinaire. Il m’a dédié son mémoire de fin d’études en 1986, il venait de prendre une clientèle sur Auxerre quand je suis née.

J’ai tant de souvenirs de son travail, déjà, il y avait toujours des animaux à la maison, et on passait du temps en extérieur connecté au vivant, on vivait à la campagne.

On avait deux chiens, des gerbilles, des tortues… bref on a étudié les animaux dans l’herbe on a vécu avec des animaux, on a aimé les animaux de la famille… Les animaux c’étaient nos amis.

Et pourtant on les mangeait…on nous les mettait dans l’assiette ! Jusqu’à dire que manger de la cervelle de mouton c’était bon ! ou du museau de porc, de la langue… OH MY!!!!

Avec mon père, son travail me passionnait…

J’adorais passer du temps avec lui, à préparer ses courriers, je léchais les enveloppes pour envoyer des courriers à sa clientèle, c’était une activité que je n’aimais pas trop en vrai, mais juste parce que c’était pour mon papa j’adorais.

Quand on allait à sa clinique, je n’aimais pas passer à coté des opérations, par contre aller voir les animaux en box pour les réconforter oui.

Quand il rentrait des moutons, ma mère n’aimait pas l’odeur, moi j’adorais.

Bref oui déjà petite il se passait quelque chose en moi, un affect tout particulier pour les animaux.

On allait souvent voir les chevaux aussi.

Les années ont passé, j’ai grandi, j’ai perdu mes chiennes… je me rappellerai toujours de la peine immense de la plus jeune perdant celle qui l’avait recueilli à la maison comme sa fille.

Je revois la scène de ma colley « Vambi » couchait flanc contre terre, morte, et « Iloa » ma lhassa apso en train de hurler comme un loup à la mort. Elle avait compris…

Je lui ai juré de bien m’occuper d’elle, de prendre le relais… puis je suis partie de la maison pour mes études, et je ne l’ai pas vu mourir, pas accompagnée…

Quelques temps plus tard, je suis retournée vivre chez mon père les weekends et vacances car on ne gardait pas l’appartement sur Aix-en-provence en tant qu’étudiants sur ces moments-là.

J’avais 19 ans / 20 ans et je devenais végétarienne avec mon père qui l’étais, je l’assumais…

Puis j’ai quitté la maison de mon père pour un appartement avec mon frère et Alex.

Et j’ai recommencé à manger de la viande et du poisson.

                2. La suite :

C’est lors de ma grossesse pour Daphné que j’ai commencé à me poser des questions, à me demander si je ne devais pas redevenir végétarienne… la prise de conscience refaisait son chemin… doucement… sûrement.

Ca me paraissait être si compliqué, j’avais l’impression que j’allais mourir de faim, si si vraiment avant ma prise de conscience, j’avais une vision completemement négative de tout cela.

Peut-être, à cause de tout ce qu’on entend, peut-être à cause de tout ce qu’on lit, peut-être à cause d’idées qui nous ont lavé le cerveau pendant trop longtemps…

Avec des phrases du style :

« Il faut des protéines tous les jours »

« Il faut manger un petit morceau de viande à tous les repas »

« On peut manger une escalope à la milanaise avec des pâtes, un cordon bleu avec une salade… »

« Un bon poisson pour ne pas manquer d’oméga 3 »

« Si t’es un peu barbouillé du riz et une tranche de jambon ça suffira ! »

BREF reprenons le cours de l’histoire de ce changement perso, puis en famille.

           3. Pour moi, pour toi, pour le futur

L’arrivée d’un enfant c’est toujours la grosse prise de conscience, après la naissance.

La nature fait bien les choses, on devient maman et on change, en prenant ce rôle, comme si nos chemins de vie ne seraient plus jamais les mêmes, et que désormais main dans la main avec l’enfant nous pensions la vie différemment.

Daphné est arrivée en 2015, nous consommions déjà moins de viande, assez naturellement, nous avions commencé à manger bio depuis bien 2 ans. C’était pas l’intégralité de nos courses mais on faisait plus attention.

Nous vivions alors en centre ville d’Aix-en-provence, et nous avions des habitudes de citadins pour nos courses, souvent de dernière minute, en livraison de grosses enseignes, ou on se rendait dans un supermarché en périphérie pour faire le plein.

Nous commencions à compléter en magasin bio.

Nous achetions notre viande alors en supermarché, ou chez le boucher. Et notre poisson en supermarché.

L’arrivée de daphné a été un déclencheur pour moi d’abord. Je me rappelle elle est arrivée en juin, et en janvier 2016 j’avais complètement arrêté la viande et le poisson.

Du jour au lendemain.

J’avais été végétarienne donc de mes 20 ans à 22 ans, puis à partir de mes 30 ans, pour ne plus envisager un retour en arrière.

Une fois j’ai réessayé et j’ai cru faire un oedème de quincke comme par rejet total de mon corps, avec la force de mon esprit.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles aujourd’hui nous ne consommons plus de viande et de poissons et je me suis dit que ce serait bien de vous les détailler ici.

J’ai mis des années à avoir conscience de tous ces points-ci et trop souvent on m’a confronté lors de dîner avec une phrase qui a le don de me taper sur le système…

« Pourquoi tu ne manges plus de viande, pour ne pas faire souffrir les animaux ? On a toujours manger de la viande tu sais »

C’est drôle c’est souvent cette phrase qui revient comme une phrase cassante qui devrait nous foutre une claque et nous faire remanger de la viande… Sauf que :

(A chaque fois je vais essayer d’aller à l’essentiel mais bien entendu ce ne sera qu’un aperçu du problème, car on pourrait passer un blog entier à expliquer l’envers du décor)

L’impact environnemental

On le sait aujourd’hui, les chiffres parlent en permanence.

(Par exemple)

Pour produire de la viande de boeuf on consomme :

15 500 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande de boeuf

40% de la production mondiale annuelle de blé, seigle, avoine et maïs serait utilisée pour l’alimentation animale

20% des émissions de gaz à effet de serre

 

Le bien-être animal

On ne peut pas parler de végétarisme, végétalisme ou veganisme sans parler du bien-être animal. Aujourd’hui avec toutes les enquêtes en caméra cachée.

L214 est une référence aujourd’hui dans le monde associatif. Ils se battent au quotidien pour faire prendre conscience de l’envers du décor, de la réalité de notre consommation, de nos modes de production, de la déconnection à la réalité, aux vivants, à la souffrance, aux méthodes utilisées.

Les traitements médicamenteux et hormonaux industriels

Quand on ingère un animal, une partie de l’animal, on ingère forcément à petites doses une partie des traitements hormonaux et médicamenteux que ce dernier a pu recevoir.

Quand on parle de perturbateur endocrinien on zappe souvent de citer la viande, à juste titre, ca ferait bien peur de réaliser qu’on prend des doses de médicaments prévus pour les animaux, des hormones, des vaccins…

Oui on mange des tissus, des organes, du sang… Faut juste arriver à imaginer toute la chaine de production et les traitements recus par l’animal.

Il faut bien être conscient qu’un animal d’élevage industriel doit survivre un temps donné pour avoir le poids et la taille idéal pour être vendu. Déjà il subit de lourds traitements pour grandir vite et prendre du poids très vite.

Ensuite pour ne pas mourir trop tôt d’une maladie, et / ou contaminer les autres il subit encore de lourds traitements.

 

Se nourrir en conscience

Il y a se nourrir et se nourrir en conscience.

Pour faire la différence dans cet « argument » je fais souvent appel à mes souvenirs.

Lorsque je me suis installée à l’âge de 17 ans avec mon copain, j’ai eu à me nourrir, donc j’ai travaillé et j’ai payé ma nourriture.

Ma nourriture je la voulais le moins chère possible, et parfois on se payait des restaurants, ou des produits traiteur.

J’ai eu une phase boulimique, à manger un sandwich au poulet à 10H et un plat de pâtes avec steak à 13H.

Je pesais 10 kilos de plus, j’avais pris ce poids en quelques mois sans me rendre compte que tout mon comportement n’allait pas.

Mon couple n’allait pas fort, mon compagnon de l’époque me faisait vivre un enfer.

Et j’ai compensé par l’alimentation. On achetait mal, on mangeait mal, on vivait mal.

Le cercle vicieux.

Je me rappelle encore de ce moi d’avant, et là je savais que j’étais dans « me nourrir » mais pas « me nourrir en conscience ».

Avec les années, et le nouveau moi qui grandit, je vois désormais bien la différence, et je ne peux plus me nourrir pour me nourrir, je réfléchis

Je me nourris en conscience, et je lis beaucoup à ce sujet.

C’est un tout, un point de départ. Changer d’alimentation, changer de vie, changer de pensées, changer… CHANGER.

Je vous ai noté 4 livres que je recommande (EAT je ne l’ai pas encore attaqué mais je vais le faire prochainement). Ils seront un bon point de départ.

 

Maintenant je vais vous parler du poisson et de la raison pour laquelle nous avons arrêter d’en consommer.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles aujourd’hui nous ne consommons plus de poisson :

L’impact environnemental

Le bien-être animal

Il est établie que la capacité des poissons à ressentir le stress et la douleur existe comme la notre. Lorsqu’ils sont poursuivis, enfermés ou menacés de toute autre manière, ils réagissent comme le font les humains face au stress: par l’augmentation de leur fréquence cardiaque, de leur rythme respiratoire et par une décharge hormonale d’adrénaline. La prolongation de conditions adverses, telles la trop grande promiscuité ou la pollution, les amène a souffrir de déficience immunitaire et de lésions organiques internes.Tant par sa biochimie que par sa structure, leur système nerveux central ressemble étroitement au nôtre.

Les métaux lourds

Sur le site du sénat (site où je ne vais jamais mais c’est très étonnant de lire ca ici)

Les poissons sont des capteurs de polluants en général et de mercure en particulier.

Ils combinent un grand facteur de bioconcentration (le mercure concentré dans les poissons est de plusieurs milliers de fois supérieur au mercure dans l’eau), et, comme on vient de le voir, un grand facteur de bioaccumulation

Cette accumulation de mercure est générale, dans tous les milieux aquatiques, mer, rivière, étang. Les grosses espèces piscivores sont évidemment les plus sensibles -brochet, espadon et surtout le thon-, dont les deux caractéristiques – la richesse en lipides, qui favorise l’assimilation, et la taille, puisque le thon est le plus gros poisson carnassier- en font aussi le poisson le plus chargé en mercure.

· Le mercure assimilé est aussi le mercure le plus toxique pour l’homme puisqu’il s’agit du mercure organique, le méthylmercure.

La méthylation est favorisée dans certains milieux aquatiques par la réunion de plusieurs facteurs : un sédiment riche en mercure, une faible oxygénation et une faible hydraulicité, et la présence de matières organiques en décomposition.

Sous réserve que le sol soit riche en mercure, ces conditions sont réunies dans le cas des lacs de barrage qui peuvent être de « véritables usines à production de méthylmercure ». Les deux cas les plus connus sont la Guyane (voir dernière partie du rapport), et le Nuvatut, territoire Inuit du Canada. « Les indiens Inuits ont vu leur imprégnation par le méthylmercure quadrupler en quelques années. Ce phénomène étant dû, d’une part, à leur alimentation préférentielle en poissons piscivores, d’autre part, à l’augmentation de la méthylation bactérienne du mercure présent dans les eaux des lacs, d’origine naturelle et artificielle, du fait de la mise en disponibilité du carbone organique de la végétation riveraine inondée lors de la mise en eau de barrage et la baie James ».

Les poissons sont la source principale de méthylmercure pour l’homme. 80 % du méthylmercure se trouvent dans les poissons, 10 % dans l’eau et 10 % dans les autres éléments.

On le sait le poisson est interdit dans le régime d’une femme enceinte, justement parce qu’il est susceptible de contenir des métaux lourds très dangereux pour la santé du foetus en développement.

En consommant du poisson toutes les semaines, sur x années, on s’expose également à des risques sur notre santé.

Sur le site Docteur Bonne bouffe j’ai trouvé ce tableau.

J’avais justement déjà dans un bouquin que certains poissons étaient à privilégier par rapport à d’autres par rapport à leurs vies, leurs environnement, leurs places dans la chaine alimentaire (naturelle !!!).

Les traitements médicamenteux et hormonaux industriels

Comme pour l’industrie de la viande, l’élevage des poissons nécessite des traitements d’élevage pour ne pas perdre de « marchandises » le poisson n’existe plus en tant qu’être vivant il est une marchandise avec une date limite de préemption et doit être rentable.

On est sur le même schéma que pour la viande, faire grandir vite, faire grossir vite, et que le poisson rapporte de l’argent à son producteur.

Voici donc quelques screens via un reportage de Thalassa qui permettent de comprendre comment fonctionne un élevage de poissons et ce qu’on va ingérer en fin de chaîne, puisque nous sommes le consommateur final.

Sans suivra, bien entendu une contamination de l’eau des bassins

Se nourrir en conscience

Encore une fois quand on parle de se nourrir en conscience, on doit penser aux bienfaits pour notre corps, mais aussi à l’impact de notre geste, de notre besoin.

Dans votre voiture si on vous dit c’est du Sans plomb 95 qu’il faut mettre vous allez foutre du chocolat en poudre ?

Du vin ? Des peaux d’oranges ?

Non vous allez mettre du Sans plomb 95… sans chercher. Parce que vous savez que sinon vous allez cramer le moteur.

En sachant tout cela, il faut petit à petit se concentrer sur notre esprit et sa force, lui transmettre les bonnes informations pour se nourrir en conscience.

Je lis un super bouquin en ce moment sur le sujet

Je vous le conseille vraiment car il permet justement de comprendre cette idée de pleine conscience dont nous savons besoin pour arrêter de nous détruire à petits feux.

 

Les Alternatives ?

Quand on parle de devenir végétariens, végétaliens, ou vegan, on pense tout de suite aux alternatives.

On a du mal dans un premier temps à voir les choses plus largement, on repense à nos menus d’avant, et on a envie de s’y raccrocher.

Aujourd’hui beaucoup d’alternatives existent, on ne retrouvera pas forcément le gout, ou la texture exact mais tellement approchante que parfois ça peut en être déroutant.

Je crois qu’en 2018 on a jamais eu autant d’alternatives.

Comme toujours il ne faut pas tomber dans les appels marketés, les sirènes du marketing de marques qui produisent de la viande mais décident de faire du végétarien, ou vegan.

C’est un peu comme acheter HM parce qu’ils ont une mini mini collection « conscious » ou quelques pièces en coton bio.

Dans les magasins bios, quelques petites marques proposent des bons produits pour ceux qui veulent garder un bout de saucisse vegan, un peu de fromage vegan sur la pizza…

Oui je sais on parlait d’être végétarien mais petit à petit on se dit pourquoi ne pas trouver aussi des alternatives pour le fromage (qui demande la plupart du temps avec la présure animale (bile de l’estomac) la mort d’un veau ou plusieurs)

une alternative au lait (insémination artificielle, séparation précoce du veau avec sa mère, maladies…) bref on pourrait partir sur ce sujet aussi…

 

Alors oui oui on va partir sur les affirmations et questions les plus fréquentes, et je crois que je ne garde pas tout en mémoire (heureusement).

Oui avant on mangeait de la viande, vous êtes vous déjà demandé comment ?

Moi mon grand-père m’a raconté qu’à la ferme ils avaient de la viande le dimanche si ils l’avaient chassé.

C’était dans les années 30.

Une fois par semaine… Une fois par semaine !!!!!!!

La viande ca coutait cher, ou alors fallait la chasser !!!!

Et que faisaient nos ancêtres ? Des boulots de bureau ?

Non ils allaient aux champs toute l’année par tous les temps pour travailler la terre, à bout de bras, à bout de forces !

Ils étaient surement moins frêles et fragiles que nos hommes ou nos femmes d’aujourd’hui.

Et ils vivaient bien.

J’ai dit enrevoir à mon papy en janvier… au cimetière j’ai regardé les tombes une à une…

1930-2010

1920-2000

1933-2015

Et au surprise 1960-2010

1950-2005

Comme si les nouvelles générations tenaient moins bien la route…et pourtant on a soit-disant une meilleure vie, une vie plus longue… Je ne suis pas sure de toute cette histoire.

N’oublions pas que nous faisons presque tous partis de générations de chasseurs-cueilleurs.

La dernière fois je regardais « Rendez-vous en terre Inconnue Kev Adams chez les suri » ce sont des guerriers africains, grands, et forts qui élévent le bétail, ne le mange pas et vivent principalement des cultures céréalières.

Le bétail sert pour faire la richesse d’un homme pour son mariage.

Vous croyez vraiment qu’ils vivent plus mal que nous, en moins bonne forme, parce qu’il ne mange pas de la viande 2 fois par jour ?

Je vous invite à voir ce rendez-vous en terre inconnue qui était splendide de vérités ! J’en ai pleuré !

Retournons aux choses vrais, soyons raisonnables, soyons connectés à la nature et peut-être gagnerons-nous du temps ?!

Je ne dis pas que plus manger de viande c’est la solution, ne plus manger de poissons c’est la solution…

Juste aujourd’hui l’industrie de masse détruit tout, dans tous les secteurs, elle ravage tout !

Nous ne pouvons plus SURCONSOMMER des ETRES, la NATURE, notre MERE-NOURRICIERE… non nous ne pouvons plus !

 

Les 10 questions (affirmations) les plus fréquentes :

 

Mais vous n’avez pas une carence en protéines ?

Devenir végétarien ou végétalien c’est découvrir tout ce qu’on nous a jamais appris.

Le monde végétal, ses apports, le travailler, le cuisiner, le respecter.

Bien entendu cela demande au départ un peu de temps et d’implication pour ne manquer de rien et pouvoir avoir tous les apports nécéssaires.

Il faut savoir qu’aujourd’hui la mesure de protéines à avoir pour ne pas avoir de symptômes négatifs est fixé en fonction d’un apport par la viande.

Hors forcément celui-ci est beaucoup plus important que celui que notre corps a besoin naturellement.

Voici (par exemple) un tableau explicatif Protéines animales vs végétales pour comprendre où trouver le plus de protéines végétales :

 

2. Mais tu n’as pas une carence en Oméga 3 ?

L’oméga se trouve également dans le végétal voici les aliments qui en contiennent le plus (désolée je n’ai pas trouvé de tableau en français)

3. N’avez-vous pas des risques à trop manger de soja qui est un perturbateur endocrinien ?

Le soja est en effet un perturbateur endocrinien à fortes doses. Les moines bouddhistes consommaient du tofu pour éteindre leur libido.

Il faut en effet le consommer par petites quantités. Et en tant que végétarien ou végétalien on ne mange pas du soja tous les jours ! C’est occasionnel. Comme tout il faut savoir être RAISONNABLE.

4. On a toujours manger de la viande pourquoi n’en mangez-vous plus ?

(je pense avoir répondu bien longuement plus haut)

5. Il faut absolument des produits laitiers pour les enfants !

Je pose çà la… On fixe mieux le calcium végétal et d’ailleurs de nombreuses études tendent à désormais démontrer que le calcium animal provoque des maladies osseuses, des problèmes ORL, des problèmes gastriques…

C’est un aliment acidifiant et donc conduisant à une déminéralisation ( ostéoporose ) pour compenser le déséquilibre acido-basique : travaux de l’INRA – F .

Vous trouverez sur le net de nombreux articles à ce sujet.

Je vous repose là également un article que j’avais écrit sur le lait infantile végétal. Aujourd’hui je peux vous dire que sans être pédiatre j’ai conseillé à une dizaine de mamans suite au récit des symptômes de leurs bébés de basculer sur un lait végétal infantile et que leur pédiatre a validé ensuite l’idée. Les enfants vont aujourd’hui très bien et n’ont plus aucuns problèmes de santé ou de comportements (constipation, RGO, eczéma, nuits terribles…).

6. Il faut faire attention vous allez manquer de B12 !

Alors oui il y a en effet un débat assez vif sur la B12 seule vitamine non synthétisé par le végétal. En effet, ça pourrait être une carence ou pas.

Aujourd’hui il est très compliqué de savoir si oui ou non faire un complément de B12 est nécessaire, mais de nombreux groupes vegan en parlent.

Le meilleur conseil semble être si des symptômes ne vous paraissent pas normaux, faites une prise de sang et prenez un complement en B12 naturel. On en trouve actuellement un peu partout en magasins bio.

Personnellement, nous devons faire une prise de sang prochainement concernant le gluten donc nous ferons un check up complet pour nous et les enfants.

L’esprit et le corps doivent être chouchoutés, donc même si nous tendons vers une vie la plus naturelle possible, nous serons heureux de pouvoir faire un check-up de tant à autre pour vérifier nos « données »

7. Et comment vous avez fait pour la diversification des enfants ?

Pour Daphné nous avions diversifié avec la viande, nous étions en cheminement, alex n’était pas végétarien, moi oui mais jusqu’à 18 mois elle a eu viande et poisson.

Aujourd’hui elle mange comme nous.

Noée n’a pas gouté la viande et ne la goutera pas.

Elle a déjà gouté deux fois du poisson.

8. Quel lait infantile avez-vous donné aux filles ?

(voir réponse plus haut)

9. Ouais c’est pas mal ton steak mais je préfère un bon steak normal !

ça c’est un peu une affirmation qu’on entend souvent, on n’aime pas trop les débats, les conflits, le rejet…Donc nous passons sur les affirmations de ce style.

Nous même nous ne recherchons pas à retrouver le gout d’une viande, d’un poisson.

Nous cuisinons différemment et mangeons différemment, et aujourd’hui nous aimons d’autres choses.

C’est ainsi le changement, on s’adapte, et on avance sans regarder en arrière !

10. C’est surement pour ca que t’es souvent malade !

Oui bien sur je ne mange plus de viande et de poisson je vais mourir. C’est assez drôle les idées préconçues. La dernière fois je vous ai partagé une copie écran d’un papier que la mère d’une petite fille a trouvé dans le cahier de sa fille.

Quel lavage de cerveau incroyable. ca se voit qu’on achète moins de viande, et de produits laitiers, les lobbys sont en pression…

Si je suis malade souvent c’est pour d’autres raisons… Je fais partie de la génération « les antibios c’est automatique » j’en ai bouffé des caisses entières je crois. Pour un oui pour un non…Et j’ai été vaccinée sûrement trop de fois, je suis complètement immuno-déprimée.

Mes anticorps ont été affaiblis au max.

Mais ca c’est un autre article, un autre sujet à traiter, il y a eu l’avant, il y aura l’après…

Et peut-être pour terminer cet article, pour ceux et celles qui ne l’ont pas vu, « What the health » reste un documentaire de référence pour comprendre un peu le système dans lequel nous sommes enlisés.

Il faut bien comprendre que nous vivons dans un système où plus rien n’est fait en fonction de la nature, de l’humain, de la vie sur terre, des saisons… tout se fait par soucis de rentabilité.

Et depuis bien des décennies, nous sommes devenus des enfants capricieux et insatiables qui consommons plus de raisons, sans jamais voir une action dans son entier, mais juste en pensant à quelques secondes de plaisir égoïste.

Au quotidien pour nous :

C’est vrai que dans l’idéal il faut privilégier les circuits courts. Manger de saison, local, bio.

Nous achetons un panier de fruits et légumes bio, local, de produits producteurs à l’école Montessori de Daphné.

Nous n’achetons presque plus en supermarché de grandes enseignes, nous achetons en magasins bios, de saison, et au max local.

Nous avons rempli notre bibliothèque de livres sur la cuisine végétarienne, vegan et d’autres sujets que je pourrais vous partager prochainement.

 

Nos menus sont devenus plus diversifiés qu’avant et notre frigo est plein de fruits, légumes de saison, c’est beau déjà et c’est sain.

Nous avons parfois des semaines très « comfort food » et parfois très « healthy » ça dépend vraiment de nos envies.

Mais je rassure tout ceux et celles qui se font une montagne de tout cela, nous avons toujours nos burgers, nos pizzas, nos lasagnes… il y a tant de possibilités vraiment.

Faut déjà essayer.

Alors pas avec l’idée d’un challenge, je n’aime pas trop cette idée de court terme sous couvert d’un challenge. Mais vraiment essayer… essayer de changer pour tout ce qu’on a vu plus haut et surtout pour l’AVENIR DE CETTE PLANETE, de L’HUMANITE, de la PAIX et l’AMOUR !

Bon visionnage, grosse claque en prévision ! Ca fait mal mais après on se sent plus léger…

Si vous avez des questions ou des remarques n’hésitez pas je suis là ou sur instagram, ou facebook, ou twitter…

Vous savez où me trouver 😉

 

Aude BK.

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  1. Elia
    5 mois ago

    Je ne suis pas sure de comprendre le raisonnement de la première vidéo ! L’homme est en théorie « omnivore ». Pourquoi le comparer a des carnivores?
    D’autre part il cite entres autres carnivores le chien comme contre exemple mais le chien possède également un appareil enzymatique qui lui permet de digérer les glucides. Si on suit le raisonnement de la vidéo alors le chien est végétarien!? c’est un syllogisme.
    Et pour continuer sur l’exemple du chien, qui appartient à la catégorie des carnivores, c’est la domestication qui l’ a fait évoluer vers un comportement très passif. Le chien ne chasse plus sa viande. c’est pour ça qu’un chien dans un parc n’ira pas se jeter sur un écureuil mais irait volontiers lécher une glace ou croquer une pomme.
    En plus quand on voit les propos d’appel à la violence que cet homme a tenu je doute que cette vidéo tende à défendre la cause que cet article à le mérite d’essayer de défendre.