In Changer positivement

J’ai fait un lavement du côlon

 Et si on changeait ensemble ? Le lavement du côlon

« Toutes les maladies débutent par le côlon » Hippocrate

J’ai reçu tellement de questions sur les deux lavements du colon que j’avais fait en octobre avant l’intervention chirurgicale que je me devais au final de prendre mon courage à deux mains, et d’expliquer cette pratique, comment vous renseigner au plus proche de chez vous, les suites et les lectures qui pourraient vous permettre d’y voir plus clair.

Si on m’avait dit en ouvrant ce blog en 2009, qu’un jour, je parlerais lavement du colon, et donc selles, et anu (je ne mettrais jamais le s, je trouve qu’anu c’est plus léger qu’anus dans une conversation) je crois que je serais tombée de ma chaise !

Il y a donc eu un avant 13 septembre, et un après…

Je ne reprendrais pas l’intro que j’ai pu faire pour le jeune (je vous laisserais peut-être relire l’article) mais en tout cas, la prise de conscience liée à la présence de la tumeur a été incroyable, sans précédent, et forcément moteur pour de nombreuses prises de décisions, et d’actions.

J’ai eu un premier rendez-vous pour un lavement début octobre, puis un second 1 semaine et demi après.

Je vais vous expliquer plusieurs points, et vous raconter comment mentalement et physiquement je suis aujourd’hui en partie grâce aux lavements. <!–more–>

Mais, avant tout ça, je dois vous décrire un peu mon moi d’avant et son rapport au côlon, enfin au ventre comme je disais singulièrement !

L’avant ?

Avant, j’avais une conscience de mon corps assez floue.

J’étais un peu loin d’imaginer cette relation si conflictuelle que j’avais avec lui, ce rapport de forces souvent, cette pression permanente que je lui mettais.

Avant mes grossesses, je me rappelle de ce ventre hyper tendu, on disait que c’était de famille, le ventre comme si on était enceinte de 3/4 mois juste après mangé, et on en rigolait.

Aujourd’hui ça me parait fou de ne pas compris le message du corps.

Non ce n’était pas normal d’être complètement balloné après avoir mangé, d’avoir des gazs, des douleurs, des remontées acides dans la nuit, et une haleine parfois peu ragoutante au réveil.

A quel moment tout ça m’a semblé normal ?

A quel moment je me suis dit que mon corps était une poubelle et il pouvait sentir si mauvais (haleine & selles).

(Oui c’est un post tout en finesse, pardon ! Mais c’est d’utilité publique)

Je me rappelle encore des heures qui suivaient les repas avec ce ventre tout dur… A aucun moment j’ai pu faire un lien entre ce que je venais de manger et ces dysfonctionnements flagrants et douleureux !

Aujourd’hui avec le recul, l’expérience et une nouvelle hygiène de vie je peux vous assurer que tout prend sens.

La photo à gauche, date de février, j’assumais pleinement mes formes, je me disais qu’il fallait du temps pour se remettre d’un accouchement et c’est vrai, mais il fallait voir comme je gonflais facilement encore plus que sur la photo pour un oui, pour un non, et cette espèce de fatigue chronique que je me trainais.

Sans parler des problèmes de fissures, d’hémorroïdes, de peau d’une couleur un peu jaune et plein d’autres symptômes je pense qui pouvait être lié au côlon.

Comment ai-je découvert le lavement du côlon ?

On m’en a parlé, une amie m’en a parlé plusieurs fois lorsque j’étais en jeune thérapeutique.

J’ai mis quelques jours à imprimer l’info, et me dire qu’en effet c’était pour moi.

A quoi sert le côlon ?

Toute matière alimentaire non absorbée est stockée dans le gros intestin, jusqu’à ce que l’organisme ait partiellement réabsorbé l’eau qu’il contient. Le reste est propulsé vers le rectum pour être expulsé par l’anus. Le gros intestin se divise en huit segments : le cæcum, l’appendice vermiculaire, le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant, le côlon sigmoïde, le rectum et l’anus.

Son rôle est principalement d’éliminer les déchets, d’absorber l’eau, de maintenir l’équilibre hydrique et d’absorber certaines vitamines. Le chyle* provenant de l’intestin grêle est dépourvu de la quasi-totalité (90 %) des nutriments déjà absorbés par le système digestif. Le chyle se mélange dans le côlon avec le mucus et les bactéries intestinales pour former la matière fécale. Les bactéries capables de digérer les fibres forment de nouvelles molécules que le côlon est alors capable d’assimiler.

Le pH est compris entre 4,5 et 7,5.

Le côlon a pour fonction de former des selles moulées, d’éliminer ces matières fécales et de retirer l’eau pour hydrater l’organisme. Dans la région de la flore intestinale

Bref, le côlon gère à lui seul 70 % de l’élimination des déchets. Il est donc primordial d’éliminer à tous les jours !

*chyle : Le chyle est le produit de la digestion, de consistance laiteuse, composé de lymphe et de graisse, absorbé par la paroi de l’intestin grêle pour être conduit dans la circulation sanguine.

Quels peuvent être les symptômes d’un côlon à laver ?

Ventre gonflé

Constipation

Problème de peau

Fatigue

Dépression

Déprime

Mauvaise haleine

Mauvais goût dans la bouche

Douleurs dans le ventre

Diarrhées

Maux de tête

Sommeil perturbé

ETC…

Une petite infographie que j’ai trouvé très intéressante (désolée elle existe seulement en anglais)

Qu’est-ce qu’un lavement du colon ?

Partout dans le monde, depuis des millénaires, les peuples ont pratiqué le lavement. Un geste thérapeutique universel, longtemps nécessaire pour se soigner de l’intérieur. Le soin est devenu une pratique d’hygiène confidentielle, aux bienfaits méconnus. Entre le sacro-saint principe de précaution médical et le mieux-être de ceux qui ont sauté le pas, la purge divise : doit-on raisonnablement se laver les entrailles ?

L’hydrothérapie du côlon, également appelée irrigation du côlon, est une pratique d’hygiène de vie qui convient à tous, aux biens portants comme aux personnes malades.

C’est une méthode douce et non agressive d’irrigation du gros intestin (côlon) réalisée à l’aide d’un appareil ultra moderne.

Maintenu à l’intérieur du côlon, l’eau filtrée et adoucie déloge les déchets qui s’y trouvent (selles, mucus, toxines, etc.) jusque dans les moindres replis.

Selon cette hypothèse, les résidus alimentaires qui ne sont pas évacués par les selles, et stagnent dans le colon, peuvent intoxiquer l’organisme en passant dans le sang. Conséquences : fatigue, tension nerveuse, intolérances alimentaires, constipation, diarrhées, flatulences, surpoids, douleurs articulaires…Contestée dans son existence même par la majorité des gastro-entérologues, mais brandie fièrement sur internet comme une marque de purification réussie par les adeptes du nettoyage du colon : la « plaque mucoïde », censée être un agrégat gluant de résidus intestinaux, fascine autant qu’elle horrifie

Tout se fait en circuit fermé, le processus est complètement inodore et indolore, parfois un inconfort passager peut etre ressenti.

Le praticien effectue des iirigations  successives à des températures pouvant varier de 25 à 37 °C suivant les indications.

L’action mécanique et thermique de l’eau est accompagnée d’un massage doux de l’abdomen qui permet le décollement et la fragmentation des matières vieillies et durcies qui se déposent.

Il est conseillé de faire, en général, trois séances et de les espacer.

Où le faire faire ?

Dans des centres d’irrigations du colon, chez certains spécialistes en irrigation du colon, certains naturopathes également.

Moi elle était « connectée » l’infirmière alors pour le coup 3H avec elle c’était top !! J’avais le côlon lavé et l’esprit un peu plus au clair ! AHAH !

Est-ce pris en charge par la sécurité sociale ?

Si vous faites un lavement à l’hôpital il sera pris en charge mais dans le cadre d’une démarche personnelle sans support de votre médecin traitant, le ou les lavements seront à votre charge.

Lorsque on n’en a jamais fait, il faut compter 2 séances pour tout nettoyer correctement, espacé d’une semaine minium.

Ensuite le lavement peut être effectué une fois par an.

Il faut compter 80 à un peu plus de 100€ pour la séance qui dure environ 1H.

 

Comment la séance se déroute-t-elle ?

Je vais vous parler de mes séances mais j’imagine que les autres se déroulent à peu près ainsi.

J’ai d’abord eu un entretien d’une heure sur ma vie, mon alimentation, mon passif, la raison de ma venue.

Ensuite on se prépare pour le lavement.

On peut aller aux toilettes, on s’installe tranquillement sur la table.

Là on peut voir la machine qui va faire le lavement.

Le matériel qui va servir à faire ce lavement est à usage unique, et donc stérile.

Il sort d’une pochette fermée.

Dedans un tuyau, et une canule.

La canule va être placée dans l’anu, moi l’infirmière qui pratique les lavements, m’a proposé de l’enfoncer moi-même.

C’est complètement indolore, on peut y aller à son rythme et naturellement la canule va remonter une fois bien positionnée.

Une fois en place on peut s’installer sur le dos et débuter le lavement.

On ressent comme des bulles d’abord, l’eau remonte dans le colon, c’est très doux, on ne ressent aucune douleur.

Et on oublie rapidement la gêne de la canule.

Pendant ce temps, la spécialiste en irrigation du colon m’a massé le ventre, avec des huiles essentielles.

Et puis quand elle sent que c’est le moment elle arrête l’eau et effectue une première vidange.

Honnêtement on ressent un trop plein d’un coup, comme une grosse envie d’aller aux toilettes puis d’un coup soulagement !

Et c’est reparti, elle remplit d’eau de nouveau et masse.

Et ainsi de suite.

Elle était vraiment douée car m’a parlé de certains blocages, qui étaient en effet vrai, de vécus…

Le corps est une sacré carte mémoire.

L’après lavement ?

Une fois le lavement terminé, elle m’a proposé d’aller aux toilettes, de prendre mon temps, et de me préparer une tisane pendant ce temps.

J’étais toute légère et vous auriez vu mes joues, roses comme pas possible, un vrai teint de porcelaine et des joues roses !

Je crois que depuis ma petite enfance, je n’avais plus eu de visage si poupon.

Les jours d’après ?

Certains penseront qu’on peut avoir mal au ventre après, être fatigué…

Pas du tout, rien de tout ça !

J’étais tellement légère, bien, et surtout je n’avais plus de « boule au ventre », « noeuds à l’estomac », tout ce qui était viscéral comme sentiments avaient disparus, c’était assez fou !

Aujourd’hui encore c’est comme ça, je pense que bien que j’ai fait un énorme travail sur moi-même, et utilisé plusieurs techniques, celle-ci a été vraiment bénéfique.

Les symptômes que je n’ai plus :

Constipation

Hémorroides

Fissures

Ventre gonflé après repas

Teint jaune

Gaz

 

Et c’est pas rien !

Tous ces symptômes peuvent venir du stress, de l’alimentation, de nos modes de vie, mais également du colon qui a x années de non-soin, de non-lavements.

Tout s’accumule année après année, et au final j’ai une vie a peu près saine depuis quoi ?  1 an ?

Et encore, vraiment vraiment saine, c’est assez récent !

Pour le retour à la selle, impressionnant vraiment, je devais aller aux WC dès que mon corps me le disait et plus de constipation, plus de fissures, c’était dingue !!!

 Les choses à bannir / éviter pour un côlon en santé

Le sucre

Les médicaments

Les pesticides, les toxines, les OGM

Le gluten

Le stress

Les choses à privilégier pour un côlon en santé

L’alimentation santé

Les jus

Un mode de vie sain

Eviter le stress (certains stress du quotidien sont clairement possible à éviter)

Evacuer ses humeurs négatives (sport, méditation, yoga, discussions, sorties)

 

Quelques exercices de Yoga spécifiques pour aider le côlon à être mieux !

 

Et quelques tips en attendant pour nettoyer superficiellement les nouvelles toxines qui arrivent ?

Les graines de chia

Le thym

L’huile de ricin

Mon avis

Je pense vraiment que c’est nécessaire d’effectuer un lavement par an dans notre quotidien aujourd’hui vraiment pas top ! On mange mal, on vit mal, on s’aime mal, on s’exprime mal…

Tout est dans le mal et on s’étonne encore de voir autant de mal(adies) !

En tant qu’humains nous ne prenons pas soin de nous, nous ne sommes pas capables de nous écouter, et de prendre le temps de soigner notre corps.

Le soigner, le chouchouter ce n’est pas prendre quelques heures par mois pour lui, c’est avoir conscience de cette formidable machinerie qui nous fait vivre, et la respecter, la protéger, l’entretenir chaque jour qui passe pour justement capitaliser sur notre santé !

Je sais que désormais je vois chaque excès dans mon alimentation, chaque aliment qui me fait mal, je connais mon corps, ses besoins, et ses limites et honnêtement quand je ne le respecte pas je le paye chèrement alors qu’avant je le faisais chaque jour et je le payais mais je n’écoutais pas du tout !

Les livres à lire

La santé de l’intestin le côlon – Norman J Walker

Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders

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  1. carnetsolaire
    11 mois ago

    Salut,

    Je suis tombée par hasard sur ton article. Dans notre société, on n’est pas beaucoup à écouter les signaux que nous envoient notre corps et aussi le lien entre notre cerveau et notre système digestif. Un esprit sain dans un corps sain ne se limite pas à faire du sport ahah :).

    En tout cas bel article !